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Fanfiction Potter 4

Quatrième année (1994)

Je disais que l'été allait être ennuyeux. Je ne me doutais même pas à quel point. Nous venions à peine de rentrer chez les Dursley, qu'ils nous faisaient déjà travailler de l'aurore jusqu'au coucher du soleil. Je désespérais! J'attendais avec impatience le jour où nous pourrions s'en aller chez les Weasley pour la Coupe du Monde de Quidditch. L'attente allait être longue et pénible. Heureusement, à la fin d'une de ces dures journées de labeur, deux ou trois jours après notre retour, j'ai reçu une lettre d'Olivier. Il avait un plan pour nous permettre de nous voir un peu durant l'été. Bien entendu, c'était risqué, mais son idée semblait intéressante. En effet, il proposait d'installer un portoloin chez nous qui mènerait directement chez lui. C'est alors que nous avons décidé qu'il valait mieux l'installer le soir pour être certains de ne pas être interrompus par les Dursley. Donc, le soir même, peu de temps après que j'aie répondu à Olivier que nous étions d'accord, le père d'Olivier est arrivé pour installer ce fameux portoloin, l'espoir de vacances plus agréables. Nous avons vraiment eu peur qu'il n'ait réveillé les Dursley à cause du bruit que fait le transplanage, mais tout s'est bien déroulé. Il nous a donc remis le portoloin que nous avons pris soin de placer dans un endroit sûr (c'était un vieil arrosoir, semblable à celui des Dursley), c'est-à-dire dans le jardin. De toute façon, la tante Pétunia, l'oncle Vernon et Dudley ne touchaient jamais à cet outil de jardinage, car c'était nous qui faisions tout le travail. En tout cas, j'espérais, pour la première fois de ma vie, qu'ils ne décident pas de se mettre à arroser les fleurs avec l'arrosoir. Donc, le même soir, juste après avoir répondu à une lettre qu'Émilie m'avait envoyée avant que le père d'Olivier n'arrive, j'ai pu me rendre chez Olivier pour passer une partie de la nuit avec lui. Lors de cette nuit, nous avions parlé de plusieurs sujets, dont celui d'établir un plan pour me rendre chez Émilie qui m'avait invitée à son manoir. En revenant de chez lui, j'ai donc décidé d'écrire notre plan à Émilie avant que les Dursley se lèvent. Heureusement, j'avais Harry qui pouvait faire le guet. Voici ce que je lui ai écrit :

« Salut Émilie! Nous avons établi un plan pour demain. Je partirai très tôt, avant que tout le monde soit debout et Harry leur dira que je suis allée vendre la caisse de vieux vêtements de Dudley en ville. Bien sûr, il faut que je revienne avec de l'argent. Le père de Ron va tout acheter pour le ministère. Il a dit que ça leur serait utile. Je me suis arrangée avec lui. Donc, ils ne me chercheront pas. Cependant, je devrai revenir avant le souper puisque le marché ferme vers 17h. Ton chauffeur pourra venir me chercher demain vers 13h chez Olivier. Eh oui! Je vais passer l'avant-midi avec lui, il viendra me chercher en ville. Je dois te laisser, j'entends mes Moldus se lever. Il faut que j'aille faire leur déjeuner. À demain! Cath P.S. J'oubliais, voici l'adresse de Olivier: 1350 rue Flamel, Wiltshire.»

Donc, le lendemain, à la suite de la réponse d'Émilie à ma lettre, nous avons mis notre plan à exécution. J'ai eu beaucoup de difficulté à convaincre mon oncle Vernon de me laisser aller en ville seule. J'ai donc proposé qu'Harry vienne avec moi. Cela ne l'a pas du tout rassuré et il a finalement dit que je devais y aller seule. Je suis donc partie, le coeur léger, vers une journée qui semblait être un rêve; pour une fois, je ne serais pas obligé de travailler toute la journée et je pourrai voir Olivier et Émilie. C'était merveilleux!

Tout allait pour le mieux. J'ai retrouvé Olivier dans un endroit discret de la ville. Puis, nous sommes allés rejoindre M. Weasley dans un petit restaurant parce que j'avais hâte de me débarrasser enfin de ces vieux vêtements laids. Nous y sommes restés un peu parce que je n'avais presque rien avalé depuis que j'étais levée. Il faut dire que c'est compliqué de se nourrir lorsque Dudley est au régime, mais ça, c'est une autre histoire. Quand j'ai enfin réussi à faire taire mon estomac, Olivier et moi avons salué M. Weasley et nous nous sommes rendus dans un très joli parc où il y avait une fontaine en plein centre. C'était très romantique! L'espace d'un instant, j'ai oublié ma vie qui pouvait parfois être pénible, quoiqu'on ne puisse dire qu'elle manquait d'action. Je me sentais tellement bien dans les bras de celui que j'aime! J'aurais souhaité que cela dure toute la vie, mais je devais me rendre à mon rendez-vous avec Émilie. J'avais hâte de la revoir, mais en même temps, la séparation d'avec Olivier restait difficile. Je me suis dit que j'allais avoir l'occasion de le revoir durant le reste de l'été et surtout de passer du temps avec lui lors de la Coupe du Monde de Quidditch. Ah oui! J'avais oublié de vous mentionner que M. Weasley m'avait confirmé qu'il viendrait bien nous chercher pour la Coupe.

Néanmoins, nous nous sommes rendus chez Olivier où la voiture d'Émilie devait venir me chercher. Quelle surprise j'ai eu quand j'ai vu que ce n'était pas une simple voiture, mais bien une limousine. J'admirais tout ce luxe, mais j'avoue que cela me rendait un peu jalouse. Émilie devait avoir tellement la vie facile, quoique je ne pense pas que je changerais de vie avec elle. J'aimais mieux avoir la vie que j'avais que d'avoir un père et un frère si détestable. En tout cas, en arrivant, j'ai constaté que je n'avais pas encore tout vu. Leur manoir était gigantesque! Émilie et moi, nous nous sommes installées dans le bureau de son père où nous avons discuté une partie de l'après-midi. Un peu plus tard, elle m'a fait visiter le manoir en entier et j'avoue que j'ai été très impressionnée de voir à quel point ils étaient riches. L'après-midi fut très agréable, mais encore une fois, j'ai dû partir pour retourner à la dure réalité de ma propre vie; être l'esclave des Dursley. J'exagère peut-être un peu en disant esclave, mais il faut dire qu'ils ne nous lâchaient pas d'une semelle.

Une fois retournée chez les Dursley, la réalité m'a justement frappée de plein fouet. En effet, l'oncle Vernon m'a engueulée parce que je n'avais pas demandé assez cher pour les vêtements de Dudley. Il faut dire que j'étais plutôt habituée à ses remontrances. Je l'ai donc écouté en faisant comme si j'étais remplie de remords jusqu'à ce qu'il ait terminé son sermon. Ensuite, je me suis empressée d'aller faire mes tâches habituelles (préparer le repas, laver la vaisselle, plier les vêtements, préparer les lits, etc.) pour avoir le temps de tout raconter à Harry avant qu'on aille se coucher.

Nous venions à peine de nous enfermer dans notre chambre pour que je puisse raconter ma journée à Harry lorsque la tante Pétunia est venue frapper à notre porte. Elle était tellement énervée que je croyais qu'elle allait la défoncer. Elle nous cria alors qu'il fallait qu'on se couche au plus vite parce qu'elle n'endurerait pas qu'on se parle toute la nuit. Nous fîmes donc ce qu'elle voulait, du moins, pour quelques minutes. Puis, quand nous avons été certains qu'elle était allée se coucher, nous avons repris la conversation tout bas, pour ne pas se faire prendre.

Le reste de l'été ne fut guère plus amusant. La tante Pétunia m'en demandait de plus en plus à chaque jour. En plus, l'oncle Vernon s'arrangeait presque toujours pour qu'on soit séparés, Harry et moi. Heureusement qu'ils ne possédaient pas une autre chambre parce que nous aurions été séparés pour le reste de l'été. J'ai bien réussi à aller chez Olivier quelques fois, jusqu'à ce que l'oncle Vernon commence à avoir des soupçons. C'était vraiment dommage parce que j'aimais bien nos petites escapades nocturnes. Je me sentais tellement bien quand j'étais avec lui. En plus, je ne le verrais pas beaucoup pendant l'année puisqu'il n'étudiait plus à Poudlard. J'ai donc dû dire à Olivier que je ne pourrais plus aller chez lui par le portoloin parce que c'était trop dangereux.

J'avais vraiment hâte que M. Weasley vienne nous chercher. D'autant plus qu'une nuit, Harry s'est réveillé en criant à tout rompre. Je lui ai alors demandé ce qui se passait, mais il n'a rien voulu me dire. Heureusement, parce que l'oncle Vernon est arrivé en nous disant de nous taire si nous ne voulions pas avoir d'ennuis. Par contre, lorsque celui-ci fut parti, je voyais bien que Harry ne se rendormirait pas de sitôt. Mais, il n'a rien voulu me dire du reste de la nuit.

Le lendemain, je le sentais toujours stressé. Il faut dire que depuis un bon moment, je m'étais rendue compte que je ressentais toujours ce qu'il sentait. Je pouvais être dans une parfaite bonne humeur quand je ressentais tout à coup une forte colère, par exemple. Cela coïncidait toujours avec ce qui arrivait à Harry. Cela étant dit, je peux continuer là où j'en étais. Harry n'avait pas l'air bien et je ressentais sa détresse. Je me suis alors arrangée pour avoir la permission d'aller travailler avec lui dans le jardin. Ce fut très compliqué de convaincre la tante Pétunia, mais elle finit par accepter. Donc, après avoir accompli une partie du travail que la tante Pétunia voulait qu'on fasse, j'ai attiré Harry dans un coin à l'ombre, prétextant qu'on avait besoin d'une pause. Il faisait tellement chaud cette journée-là que la tante Pétunia ne pouvait pas nous le refuser. J'avais bien raison parce que lorsqu'elle nous a observé par la fenêtre, elle n'est même pas venue voir ce qu'on faisait. J'ai donc pu interroger mon jumeau sur ce qui s'était passé durant la nuit. Il a hésité un moment. Je lui ai dit que s'il ne pouvait faire confiance à sa jumelle, il ne pourrait faire confiance à personne. Il me répondit que j'avais parfaitement raison et que s'il ne voulait pas m'en parler, c'était simplement pour ne pas m'inquiéter.

-Mais Harry, il faut que tu m'en parles, lui dis-je.

-D'accord, d'accord, je vais te raconter mon cauchemar, me répondit Harry.

-Il était temps!

-La nuit dernière, j'ai vu Peter Pettigrew qui parlait à!

-Vas-tu me le dire enfin?!

-Il parlait à!Voldemort!

-Tu es certain?

-Oui, bien entendu! et il y avait aussi un vieil homme.

-Que faisaient-ils?

-Je ne sais pas, mais j'ai vu cet homme s'effondrer pendant qu'ils parlaient de quelqu'un qu'ils avaient tué et puis!

-Et puis quoi? Harry, dis-moi ce qui t'effraie!

-Et puis! Voldemort disait qu'il nous voulait, toi et moi!

-Quoi?

-Tu m'as bien entendu! Il nous voulait pour faire quelque chose.

-Qu'est-il arrivé après?

-Le fauteuil de Voldemort s'est retourné et quand je l'ai vu, je me suis réveillé avec une terrible douleur à ma cicatrice.

-Penses-tu que ce rêve était réel?

-Sûrement, sinon pourquoi ma cicatrice m'aurait fait mal?

Nous n'avons pu discuter plus longtemps parce que la tante Pétunia venait dans notre direction, et elle n'avait pas l'air contente. Nous sommes donc retournés au travail. J'avais bien l'intention d'en savoir plus une fois qu'on serait dans notre chambre!

Cependant, on dirait que nos chers tuteurs ressentaient qu'on voulait en finir au plus vite avec nos tâches pour avoir la paix. En effet, ils nous donnaient sans cesse de nouvelles choses à faire; ils m'ont même demandé de faire le ménage de la chambre de Dudley, berk! Quand ils nous ont sentis épuisés (et on l'était), ils nous ont dit qu'on pouvait aller se coucher, enfin! Par contre, malgré la grande fatigue que je ressentais, je voulais reprendre la discussion avec Harry. En fait, je voulais lui dire qu'il devait en parler à un adulte et que la meilleure personne à qui en parler était Dumbledore. Quand je lui ai dit ça, il m'a répondu que j'avais les mêmes réflexes qu'Hermione aurait eu s'il lui avait écrit, mais qu'il ne trouvait pas que c'était assez important pour en parler à Dumbledore. C'est alors que j'ai pensé à Sirius. Et, sûrement pour me faire taire, Harry était d'accord. C'est ainsi qu'il lui a écrit une lettre, mais il refusait toujours de parler de son rêve puisqu'il ne voulait pas l'inquiéter.

Le lendemain matin, après un léger déjeuner (Dudley était toujours au régime, heureusement qu'on avait quelques provisions dans notre chambre grâce à nos amis), nous nous sommes encore une fois fait engueuler par l'oncle Vernon. C'était à cause de la lettre de Mrs. Weasley qui demandait la permission aux Dursley de nous emmener à la Coupe du Monde de Quidditch. Bien entendu, comme ils ne connaissaient rien au Quidditch, leur colère était encore plus grande. Par contre, Harry avait réussi à convaincre notre oncle de nous permettre d'y aller en le menaçant d'écrire à Sirius qu'il nous faisait des misères. Nous allions pouvoir nous sauver quelques jours plus tôt et retourner à notre vraie vie; celle de sorciers. En plus, je pourrais revoir Olivier lors de la Coupe. J'avais tellement hâte! Le soir venu, nous avons donc écrit à Sirius et à Émilie pour leur dire que nous serions chez les Weasley pour le reste de l'été. Puis, nous avons fait nos bagages. Pas question d'attendre à demain. Il fallait que tout soit prêt pour notre départ.

Enfin, c'était le grand départ. Bien entendu, M. Weasley a fait toute une entrée chez les Dursley. Une fois rendue au Terrier, j'ai rapidement écrit une lettre à Émilie pour lui raconter la situation:

« Salut Émilie! Il faut que je te raconte ce qui nous est arrivé. M. Weasley, Ron, Fred et Georges sont arrivés chez nous avec la poudre de cheminette. Cependant, notre cheminée était condamnée. Ils sont donc restés bloqués dans la cheminée jusqu'à ce que M. Weasley jette un sort pour faire une ouverture. Je te dis que les Dursley avaient vraiment peur. Quand M. Weasley a réussi, il y avait plein de poussière dans le salon. Tu comprends alors que mon oncle ne voulait pas nous laisser partir. C'est donc de cette façon que je me suis rendue chez Ron. Tu parles d'une aventure. Nous nous rendrons donc à la Coupe du Monde. Il paraît que nous avons de très bonnes places. Nous partons ce soir. Olivier m'a aussi donné rendez-vous. En tout cas, on se revoit demain à la coupe. Cath »

Nous avons passé une très belle soirée au Terrier et nous nous sommes tous couchés tôt pour être en forme pour le long trajet qui nous mènerait à la Coupe. J'étais vraiment heureuse d'être là et de revoir mes amis, Hermione, sa cousine Isabelle, qui était de retour avec nous cette année, Ginny et Ron.

Pendant cette nuit-là, nous n'avons pas beaucoup dormi. Mrs. Weasley est venu nous réveiller les premières (Hermione, Isabelle, Ginny et moi) pour que nous allions réveiller les garçons. Nous nous sommes donc rapidement préparées et nous sommes allées à la chambre des garçons. Harry n'a pas été trop difficile à réveiller, mais Ron! ça nous a pris au moins dix bonnes minutes pour qu'il ouvre les yeux. Une fois tout le monde levé, ce fut le grand départ.

Nous avons marché un long moment pour nous rendre jusqu'à un portoloin. Nous prenions ce transport avec Cédric Diggory, un étudiant de Poudlard, et son père. Cédric était plutôt joli garçon et très bon joueur de Quidditch, mais mon coeur était déjà pris par Olivier. Cependant, à l'instant où nous avons touché le portoloin, j'ai cru qu'il me faisait un clin d'oeil, ou bien était-ce à Isabelle qui était à côté de moi? Nous sommes enfin arrivés au camping et nous nous sommes rendus à notre tente, qui était beaucoup plus grande à l'intérieur qu'elle ne paraissait à l'extérieur. Finalement, nous sommes partis explorer le camping où l'ambiance était à la fête. Et puis, il fallait que je trouve Olivier dans tout ce beau monde. J'étais si excitée à l'idée de le voir enfin!

Après un bon moment d'exploration du terrain, nous avons décidé de nous acheter quelques petits articles pour apprécier davantage le match. J'étais en train de payer mes multiplettes quand je l'ai vu. Et oui, c'était Olivier! Enfin! Je n'ai pas besoin de vous dire que nous nous sommes sautés dans les bras et qu'une embrassade passionnée s'en est suivi! Quand nous nous sommes enfin lâchés, j'ai remarqué la réaction de Harry. Il avait pourtant fini par accepter notre relation, mais voilà qu'il nous regardait d'un air dégoûté. Nous ferions donc une petite mise au point là-dessus. En tout cas, j'étais vraiment heureuse d'être avec Olivier. Par contre, nous ne pourrions regarder le match ensemble parce que j'avais oublié d'en parler à M. Weasley. Et puis après, on pourrait se voir dès la fin du match!

Sur le chemin du retour, Ron s'est mis à poser une grande quantité de questions à Olivier à propos de sa nouvelle équipe de Quidditch. Hermione et Isabelle semblait aussi s'intéresser à leur conversation. Pourtant, elles n'étaient pas vraiment des passionnées de ce sport. J'ai rapidement compris ce qui se passait quand Harry m'a attiré dans un coin. Il voulait bien entendu me parler de ce qu'il avait ressenti quand j'embrassais Olivier. En fait, il m'a simplement dit qu'il était toujours heureux que je sorte avec Olivier, mais qu'il préférerait que nous évitions de nous embrasser devant tout le monde. Il trouvait ça gênant. Je lui ai dit que si ça pouvait le rendre heureux, nous allions faire un effort. J'étais même convaincue qu'Olivier comprendrait la situation, même si je pensais que c'était peut-être davantage de la jalousie que mon frère ressentait. Par contre, je m'étais rapidement rendue compte qu'il ne resterait peut-être pas célibataire bien longtemps quand le sujet de la conversation a tourné autour de Cho Chang, l'attrapeuse de Serdaigle. Olivier racontait une fois de plus la fois où Harry avait décidé de jouer galant lors de match contre Serdaigle. Tout le monde riait bien, mais j'ai senti l'amour de Harry pour cette fille. Il ne pouvait pas m'empêcher de voir ses sentiments. Il était comme un livre ouvert pour moi. Pourtant, même si Harry m'avait déjà mentionné qu'il ressentait parfois certaines de mes impressions, il ne captait pas toujours ce que je sentais réellement. Étrange, non?

Plus tard, j'ai finalement dû quitter Olivier pour qu'on se dirige vers nos places. Nous avons eu toute une surprise quand nous avons vu que nous étions! dans la tribune officielle avec le Ministre et tous les dignitaires. Nous étions placés juste à côté d'une elfe de maison du nom de Winky. Malheureusement pour Harry, les Malefoy y étaient aussi. Ils avaient même invité Marcus Flint. J'étais plutôt heureuse de voir Émilie, mais je voyais que cela déplaisait à Harry et à Ron. Et Drago n'arrangeait rien en plus. Heureusement qu'Émilie était là pour le calmer parce que le match commençait. Ce match a été très impressionnant et j'avais hâte d'entendre les commentaires de mon chéri sur les prouesses de Viktor Krum.

De retour à notre tente, nous avons chanté et dansé en fêtant la victoire de l'Irlande. Olivier était venu nous rejoindre et je ne me lassais pas d'entendre son point de vue sur chaque partie du match. Par contre, il dut s'en aller rapidement parce que M. Weasley jugeait qu'il était assez tard et que nous devions dormir. Je l'embrassai donc et lui souhaita bonne nuit. Je venais à peine de m'endormir lorsque M. Weasley vint tous nous réveiller. Pourtant, il ne fallait pas partir si tôt. Il nous avait dit qu'on retournerait au Terrier plus tard le lendemain! Au moment où nous sommes sortis de la tente, j'ai senti que quelque chose n'allait pas. Et j'avais raison. Il y avait là une foule de gens encagoulés qui faisaient flotter quatre personnes au-dessus d'eux. Ce n'était sûrement rien. J'essayais de me convaincre que c'était seulement des gens qui avaient un peu trop fêté. C'est à cet instant que M. Weasley nous cria d'aller nous cacher dans les bois et surtout de bien rester ensemble. Nous avons immédiatement obéi.

Dans la forêt, il faisait très sombre et on entendait des personnes crier. Puis, c'est Ron qui poussa une longue plainte. Hermione alluma donc sa baguette au même moment que!Émilie Malefoy. Elle était là avec son frère et ils nous regardaient. Drago était, comme à son hatibude, très déplaisant. Émilie avait beau avoir l'air de ne pas être d'accord avec son frère, cela ne m'aidait pas du tout à l'apprécier, lui. Harry a éclaté au moment où Drago a traité Hermione de Sang-de-Bourbe. Il a dit que les parents des Malefoy faisaient certainement parties des gens encagoulés. J'étais bien d'accord avec lui. Malgré toute l'amitié qui me reliait à Émilie, j'avais toujours été convaincue que ses parents n'étaient pas du même côté que nous. Drago voulut ajouter quelque chose, mais Émilie l'en empêcha. Je me demandais bien ce qu'elle me cachait. Je jetai un regard soupçonneux à Émilie. En tout cas, nous les avons laissés là et nous avons continué notre chemin. Par contre, nous avions perdu Fred, Georges et Ginny. Nous avons donc continué d'avancer de plus belle pour les retrouver. Nous avons même rencontré des personnes d'un autre pays. Selon Isabelle, ils venaient de Beauxbâtons. Elle connaissait plusieurs de ces étudiantes pour les avoir fréquentées quand elle était là-bas. C'est alors que Harry s'aperçut qu'il avait perdu sa baguette. Puis, nous revîmes Winky, l'elfe de maison, mais elle semblait plutôt apeurée et elle avait de la difficulté à marcher, mais elle a continué son chemin. C'est là que nous nous sommes arrêtés. Tout était calme. Nous étions tous là à discuter de la possibilité que les parents des Malefoy soient impliqués dans tout cela lorsque nous avons entendu quelqu'un dire: « Morsmordre ». Qu'est-ce que cela signifiait? Je n'y comprenais rien. Ensuite, en levant la tête j'aperçut une gigantesque tête de mort d'où sortait un serpent. Tout comme Harry, j'ai alors essayé de trouver la personne qui avait prononcé l'incantation. Hermione et Isabelle nous ont par la suite pris chacun par un bras en nous disant de nous dépêcher. Hermione nous expliqua que c'était la Marque des Ténèbres et que cela signifiait que Voldemort n'était pas bien loin. C'est à ce moment que j'ai vu qu'on était encerclé par plusieurs personnes qui pointaient leur baguette vers nous. J'ai crié à tout le monde de se baisser. Heureusement pour nous, parce qu'ils ont tous jeté au même moment un sort de stupéfixion. Puis, M.Weasley est arrivé et ils ont arrêté. Nous avons alors remarqué que Barty Croupton faisait partie du groupe. Il était convaincu que c'était nous qui avions jeté ce sort. Hermione lui a alors indiqué d'où avait été prononcée l'incantation. C'est à cet instant qu'ils ont trouvé Winky qui tenait!la baguette de Harry. C'était donc un elfe de maison qui avait fait apparaître la Marque. Je n'y comprenais rien. Les elfes ne sont pas censés faire de telles choses. Puis, tout le monde est parti de son côté et nous sommes retournés à notre tente.

Une fois en sécurité, M. Weasley nous expliqua tout; ce que signifiait la Marque des Ténèbres, que les gens encagoulés étaient en vérités les Mangemorts, etc. Il nous a ensuite dit d'aller nous coucher. C'est à cet instant précis qu'Olivier est entré dans notre tente, apeuré. Il croyait qu'il m'était arrivé quelque chose. Heureusement, M. Weasley a accepté qu'il reste avec moi encore quelque temps, du moins jusqu'à ce que je m'endorme.

Lorsqu'un rayon de soleil me tira de mon sommeil, tout le monde était encore endormi. Je ne voulais réveiller personne, mais je ne pouvais pas sortir voir Olivier sans avertir personne. J'ai donc décidé de réveiller Harry. Il a alors insisté pour venir avec moi, mais il fallait dire aux autres que nous étions partis qu'une heure. Isabelle s'est alors réveillée et elle nous a demandé ce que nous faisions. Puis, elle a dit qu'elle rassurerait tout le monde dès leur réveil. Je me suis donc rendue avec Harry près de Olivier, qui m'apportait beaucoup de réconfort au lendemain de cette crise. Par contre, nous n'avons pu passer que quelque temps avec lui parce que nous devions retourner au Terrier. Je l'ai donc embrassé en lui faisant promettre de venir me voir chez les Weasley avant que l'année scolaire ne recommence parce qu'à ce moment-là, il nous serait plus difficile de se voir. Harry et moi, nous sommes donc retournés à la tente pour retourner au plus vite dans la sécurité du Terrier. C'est deux jours après notre retour qu'Olivier est venu me rendre visite et M. Weasley a accepté qu'il reste jusqu'à la fin des vacances.

Le matin du 1er septembre, il fallait rapidement terminer nos bagages pour le grand départ. Je dois dire que j'aurai beaucoup mieux aimé rester au Terrier avec Olivier. En plus, il partait pour quelques semaines loin de chez lui pour aller faire un camp d'entraînement avec sa nouvelle équipe de Quidditch. Je n'avais pas très envie de le laisser. Il m'a alors consolé en me disant qu'il m'écrirait tous les jours et qu'il s'arrangerait pour venir me voir à Poudlard et à Pré-au-Lard le plus souvent possible. J'étais cependant peu enthousiaste sur le fait qu'il viendrait à Poudlard. Même s'il nous était généralement permis d'avoir des visiteurs, je ne croyais pas que le professeur McGonagall n'autorise Olivier à venir me visiter sur une longue période. En tout cas, je croisais les doigts pour qu'Olivier réussisse à régler tout ça. Quand même, je ne voulais pas le quitter à l'instant. Déjà que l'été avait été difficile à supporter loin de lui. Je ne m'étais jamais sentie ainsi. Moi qui n'étais pas d'un naturel pleurnicharde, je me mis à pleurer. Si quelqu'un avait vu ça, il aurait plutôt eu le goût de rire que de pleurer. Olivier ne savait vraiment pas comment réagir devant moi qui pleurais à chaudes larmes. Il fit pourtant quelque chose qui me fit le plus grand bien; il me serra dans ses bras. Je me sentais déjà mieux. Puis, après m'avoir dit qu'il m'aimerait toujours autant et qu'il s'ennuierait aussi beaucoup à cause de notre séparation, il m'embrassa durant de longues minutes. C'était comme si j'étais au paradis. C'est alors que Mrs. Weasley entra dans la chambre en me disant de me dépêcher parce que j'allais manquer le Poudlard Express. Puis, elle se rendit compte qu'Olivier et moi, nous étions enlacés et elle sortit en rougissant. C'était tellement drôle à voir que nous nous sommes mis à rire pendant qu'Olivier m'aidait à terminer de ramasser mes choses. Nous descendîmes ensuite rejoindre les autres pour le départ. Olivier m'accompagna bien entendu à la gare et me jura de rester jusqu'à ce que le Poudlard Express soit parti.

En arrivant à la gare, il était déjà presque onze heures, nous avons dû courir pour ne pas manquer le train. J'aperçus près du train Émilie Malefoy qui semblait être au beau milieu d'une fougueuse embrassade avec son petit copain, Marcus Flint. Je trouvais ça plutôt mignon, car elle non plus, elle ne pourrait plus le voir autant qu'avant. J'étais tellement absorbé dans mes pensées que j'ai failli foncer dans la portière du train que Harry venait d'ouvrir pour qu'on trouve un compartiment. Une fois mes affaires déposées dans le compartiment que nous avions choisi, je suis sortie pour embrasser Olivier une dernière fois. Ce fut un rapide baiser, mais il fut très agréable. Puis, je suis remontée à bord du train et j'ai salué la famille Weasley et Olivier jusqu'à ce que je ne les vois plus. Un peu plus tard, j'avais envie de me dégourdir les jambes un peu. Je suis donc allée me promener dans le couloir du train. C'est à ce moment que j'ai entendu Drago Malefoy mentionner que lui et sa lime;soeur auraient pu aller à Durmstrang parce que c'est ce que son père voulait en raison de l'enseignement de la magie noir qui y était donné. Je suis donc rapidement retournée à mon compartiment pour faire part de cela à tous mes amis et aussi pour savoir ce qu'était Durmstrang. C'est alors que Hermione me révéla que c'était une autre école de sorcellerie, comme Poudlard et Beauxbâtons. Personne ne parut étonné d'apprendre que les Malefoy aurait aimé étudier dans cette école. Nous avons ensuite changé de sujet, ayant fait le tour de la question.

Le trajet était très agréable et j'essayais de ne pas trop penser à Olivier. C'était très difficile puisque toutes les personnes qui étaient dans mon compartiment ne parlaient que de la Coupe du Monde de Quidditch. Seules Isabelle et Hermione ne participaient pas à la conversation puisqu'elles lisaient déjà le livre des sorts et enchantements niveau 4. Elles m'avaient bien offert de le lire avec elles, mais je n'avais pas encore la tête à étudier. Je préférais passer un peu de bon temps avant de m'y mettre dès le lendemain. Quelques minutes plus tard, les jumeaux Malefoy sont arrivés dans notre compartiment avec leurs deux imbéciles, Crabbe et Goyle. J'étais plutôt heureuse de voir Émilie, mais Drago s'est rapidement mis à rire de Ron. Il a même réussi à trouver la robe de soirée de Ron, qui était ma foi très laide, je le concédais. Par contre, j'aurais préféré que Drago ne rie pas de lui. Surtout, j'aurais pensé qu'Émilie ne rirait pas, mais elle avait déjà éclaté de rire. Son attitude me décevait profondément. Lorsqu'elle croisa mon regard, elle cessa immédiatement de rire. Drago nous a ensuite parlé d'un Tournoi qui s'appelait le Tournoi des Trois Sorciers. Je savais bien qu'il allait se passer quelque chose à Poudlard cette année puisque M. et Mrs. Weasley s'était parfois échappés à ce sujet sans vraiment nous dire ce qu'il en était. Je ne savais donc pas ce qu'était ce Tournoi, mais j'étais curieuse d'en apprendre davantage. Par contre, ils ne nous en ont pas vraiment dit grand chose, ayant décidé de retourner d'où ils venaient. Heureusement que Hermione était là; elle avait sûrement lu quelque chose là-dessus. C'est plutôt Ron qui nous expliqua ce qu'était ce Tournoi. C'est donc en écoutant les explications de Ron que nous terminâmes le trajet qui nous menait à Poudlard.

Notre arrivée à Pré-au-Lard ainsi qu'à Poudlard fut, disons-le, plutôt humide. D'abord, il pleuvait vraiment très fort dehors, mais le pire, c'était qu'une fois que nous nous croyions au sec dans le hall de Poudlard, Peeves s'amusait à nous jeter des bombes d'eau. Malheureusement, je n'ai pas eu le temps d'en éviter une qui me tomba directement sur la tête. Je pris alors Harry par le bras et je l'entraînai dans la Grande Salle où tout le monde semblait se diriger. Au même moment, je vis le professeur McGonagall qui semblait dire aux jumeaux Malefoy de se rendre rapidement dans la Grande Salle. Elle ordonna même à Peeves de descendre et elle bouscula Hermione qui était juste derrière elle. Une fois arrivés dans la Grande Salle, nous nous dirigeâmes vers notre table. J'étais complètement trempée! Je connaissais le sortilège qui pouvait me permettre de me sécher, mais j'étais tellement mouillée ça m'aurait pris des heures à me sécher. J'ai donc demandé l'aide d'Isabelle. Ensuite, j'ai voulu revenir dans la conversation de Harry et nos amis. Je n'avais pas tout à fait suivi ce qu'ils disaient, mais j'avais entendu quelque chose à propos du nouveau professeur de Défense contres les Forces du Mal. J'allais demander des précisions à Harry lorsque le Choixpeau s'est mis à chanter. De toute façon, j'allais sûrement en savoir plus quand Dumbledore présenterait le nouveau prof. Puis, ce fut la Répartition. Nous avons applaudi avec beaucoup d'enthousiasme les nouveaux élèves qui avaient été répartis à Gryffondor. Une fois cela terminé, Ron et Harry ont littéralement sauté de joie. Je me demandais bien ce qui les rendait si joyeux. J'ai tout compris lorsque de nombreux plats sont apparus sur la table. Ils se sont mis à manger comme des cochons. Hermione me dit alors à l'oreille: « Ah, les garçons! ». Ils ne pensaient qu'à leur estomac. Puis, Sir Nicolas, le fantôme de notre maison, discutait des problèmes que lui et les autres fantômes avaient eus avec Peeves. Tout allait bien jusqu'à ce qu'il mentionne qu'il y avait des elfes de maison qui travaillaient dans les cuisines. Quand Hermione apprit qu'ils n'étaient pas payés, elle décida de ne plus manger. Je comprenais sa prise de position, mais j'étais d'accord avec Ron sur un point: il fallait quand même continuer de se nourrir même si c'étaient des elfes de maison qui nous faisaient à manger. Rien n'y faisait, elle ne voulait plus manger. Nous l'avons donc laissé faire et nous avons continué notre repas.

Plus tard, le professeur Dumbledore prit la parole. Il nous parla d'abord des habituelles recommandations de début d'année, mais j'ai cru que Harry allait tomber raide mort quand il a annoncé qu'il n'y aurait pas de Quidditch à Poudlard cette année. Harry allait riposter au moment où le professeur Dumbledore allait annoncer pourquoi il n'y en aurait pas. Par contre, il n'eut pas le temps parce qu'au même moment, il y eut plusieurs éclairs dans le plafond de la Grande Salle. C'est alors que j'ai remarqué la présence d'un homme qui avait l'air un peu bizarre. Il avait vraiment un physique très étrange. Il serra alors la main de Dumbledore, lui adressa quelques mots à l'oreille et alla s'asseoir sur une chaise vide à la table des professeurs. Le professeur Dumbledore nous annonça alors que cet homme était le nouveau professeur de Défense contre les Forces du Mal et qu'il s'appelait le professeur Maugrey. Ron comprit alors que c'était Maugrey Fol Œil, un ancien auror que leur père avait aidé dans les jours précédents. C'est à ce moment que Dumbledore annonça qu'il y aurait quelque chose de spécial à Poudlard cette année, le Tournoi des Trois Sorciers. C'était le fameux Tournoi dont Drago Malefoy nous avait parlé dans le train plus tôt dans la journée. J'allais enfin savoir ce que c'était. Dumbledore expliqua que c'était une compétition amicale entre les trois plus grandes écoles de sorcellerie d'Europe, soit Poudlard, Beauxbâtons et Durmstrang. Un élève par école, nommé champion, était choisi pour accomplir trois tâches à caractère magique. Ce Tournoi avait normalement lieu tous les cinq ans et son accueil se faisait en rotation dans les trois écoles. Cependant, il y a avait plusieurs années qu'il n'avait pas eu lieu parce qu'il était très dangereux. Beaucoup de champions avaient été tués lors de ce Tournoi. Par contre, certaines règles avaient été mises en place cette année pour s'assurer qu'il n'y ait aucun mort. En effet, seuls les élèves majeurs (ayant plus de 17 ans) pourraient participer. Fred et Georges avaient l'air très en colère contre cette nouvelle règle. Je suis certaine qu'ils trouveraient un plan pour se porter quand candidats même s'ils n'avaient pas l'âge. En tout cas, les délégations des autres écoles allaient arriver au mois d'octobre et nous allions en savoir plus à ce moment-là. Le professeur Dumbledore déclara ensuite qu'il était tard et qu'il fallait aller se coucher pour être en forme pour nos cours du lendemain. Nous nous dirigeâmes donc vers notre salle commune où nous allions retrouver l'accueil chaleureux de nos dortoirs. Arrivant à mon lit, je me mis en pyjama et je décidai d'écrire une lettre à Olivier avant d'aller me coucher. Je ne pourrais pas aller la porter à la volière tout de suite, mais je le ferais sans doute le lendemain, entre deux cours. Puis, une fois la lettre terminée, c'est en pensant au Tournoi que je m'endormis.

En me réveillant le lendemain, j'ai décidé d'aller tout de suite à la volière pour envoyer ma lettre à Olivier. Je me suis ensuite rendue à la Grande Salle où mes amis et mon frère discutaient déjà de leur emploi du temps. J'avais bien entendu le même horaire que Harry et Ron, mais celui d'Isabelle et d'Hermione différait un peu. Nous avions donc Botanique avec les Poufsouffle et Soins aux créatures magiques avec les Serpentard en avant-midi, ce qui me semblait bien même si Harry et Ron bougonnaient encore que nous étions avec les Serpentard, puis double Divination en après-midi. Je n'aimais pas vraiment la divination et je commençais à regretter de n'avoir pas pris Arithmancie ou Études des runes avec Hermione et Isabelle. Je n'avais pas pu, étant donné que je n'avais fait aucune de ces matières en troisième année. Quand le courrier est arrivé, Harry sembla très déçu de ne pas voir Hedwige lui apporter des nouvelles de Sirius. J'essayai de le rassurer en lui disant que Sirius devait être très loin et que cela pouvait prendre plusieurs jours à Hedwige pour le retrouver. Une fois qu'il fut rassuré, nous sommes partis pour la serre numéro trois en vue du cours de Botanique. Ce cours fut très intéressant. J'aimais bien la Botanique. Lorsque la cloche sonna la fin des cours, nous nous dirigeâmes vers la cabane de Hagrid où aurait lieu le cours de Soins aux créatures magiques. Sur le chemin, je songeais au premier cours de cette matière l'année précédente. C'était là que Drago s'était blessé. C'était bien de sa faute, mais j'espérais qu'il reste calme lors des cours de Hagrid cette année. Ses cours n'étaient pas parmi les plus brillants ni les plus intéressants, mais nous avions décidé de donner tout notre appui à Hagrid. Par contre, comme je l'avais imaginé, le cours fut plutôt ennuyant avec les Scrouts à pétard. Drago essaya bien entendu de déstabiliser Hagrid, mais ce dernier était tellement fier de ses créatures qu'il ne se laissa pas faire. En après-midi, c'était le cours le plus ennuyant, celui de Divination. Le professeur Trelawney nous annonça que nous allions étudier les étoiles. Elle nous parla longtemps des influences des étoiles dans nos vies puis ce fut à nous d'interpréter notre destinée à l'aide des étoiles. Il fallait déterminer la position des planètes à notre naissance. Heureusement, Harry et moi étions nés le même jour. Nous pouvions donc travailler ensemble. Cependant, vers la fin du cours, le professeur Trelawney nous donna un très gros devoir. Nous partîmes alors vers la Grande Salle parce que c'était l'heure du souper.

Nous étions à peine rendus à la porte de la Grande Salle que j'entendis Drago Malefoy interpeller Ron. Je vis alors Émilie et je lui fis un clin d' oeil, mais elle ne sembla pas remarquer, sans doute trop occupée à écouter les absurdités que son frère racontait. C'est alors que Drago se mit à lire un article de la Gazette du Sorcier où était mentionné le nom du père de Ron. Quand il eut terminé, il se mit alors à rire de la mère de Ron. Harry intervenu très rapidement en disant à Drago de se taire, mais il continua de dire des saletés à propos de la mère de Ron. Nous avons dû retenir Ron pour qu'il ne lui saute pas dessus. Harry et Drago se mirent alors à s'insulter mutuellement. Les deux garçons sortirent ensuite leur baguette. Drago jeta un sort à Harry et je vis Émilie tenter de l'en empêcher, mais il se produisit quelque chose de particulier! le sort de Drago fut dévié et il se transforma en!fouine. J'ai regardé partout pour voir qui avait bien pu faire ça et c'est à ce moment que j'aperçus le professeur Maugrey. C'était lui qui avait transformé Drago de la sorte. Je dois dire que c'était assez amusant. Par contre, lorsque je vis Émilie qui paniquait, je trouvais cela plutôt horrible. Heureusement, le professeur McGonagall est arrivée et elle a tout réglé en rendant son apparence à Drago et en disant au professeur Maugrey qu'il était interdit d'utiliser la métamorphose comme punition. Maugrey partit alors avec Drago vers le bureau du professeur Rogue, suivi de près par Émilie. Nous sommes ensuite entrés dans la Grande Salle en discutant de ce qui venait de se passer. Harry et Ron trouvaient ça plutôt drôle, mais je leur dis que je n'étais pas du tout d'accord avec ça. Maugrey n'avait pas le droit de faire cela, que Drago le mérite ou non. Hermione semblait d'accord avec moi là-dessus. Isabelle, quant à elle, nous a dit qu'elle trouvait qu'il avait eu ce qu'il méritait. Un peu plus tard, Émilie et Drago revinrent. Lorsque Harry et Ron les aperçurent, ils se mirent à rire. Pour ma part, je suis allée parler à Drago et à Émilie en compagnie d'Hermione pour savoir si Drago allait bien. Émilie sembla surprise, mais touchée par ce geste. Nous retournâmes ensuite à notre table pour terminer notre repas. Le soir venu, nous avons travaillé à nos devoirs dans la salle commune et lorsque je suis allée me coucher, j'ai eu toute une surprise; une lettre d'Olivier. Cela me remonta un peu le moral et je m'endormis en songeant à un moyen de voir Olivier.

La première semaine à Poudlard commença d'une drôle de façon, mais tout redevint normal, du moins jusqu'au jeudi où avait lieu le premier cours de Défense contre les forces du Mal avec le professeur Maugrey. J'aurai bien mieux aimé revoir le professeur Lupin, mais j'étais quand même curieuse de voir ce que nous réservait ce curieux personnage. Et je ne fus pas déçue. En effet, notre premier cours porta sur les Sortilèges Impardonnables. Le professeur Maugrey nous montra les effets de ces sortilèges sur une araignée. Il commença par l'Impérium. Puis, il passa au sortilège Doloris. C'était plutôt impressionnant, quoique j'ai trouvé qu'il en mettait trop pour certains élèves. Neville était vraiment horrifié de voir les effets de ce sortilège. Puis, nous avons appris quel était le sortilège qui avait tué nos parents, à Harry et à moi, et qui avait failli nous tuer. Il s'appelait Avada Kedavra. Maugrey ajouta que Harry et moi étions les seuls a y avoir survécu. J'étais sous le choc. J'ai alors observé le reste de la classe qui nous dévisageait. Tout le monde semblait horrifié, enfin, sauf les jumeaux Malefoy qui semblaient trouver cela amusant. Puis, nous passâmes le reste du cours à prendre des notes sur ces sortilèges.

La suite de la journée fut plutôt banale. Nous sommes retournés à la salle commune pour faire notre devoir de divination. Bien entendu, j'avais presque terminé, mais ce n'était pas le cas de Harry et de Ron. Ils décidèrent de tout inventer. Je n'étais pas d'accord, mais étant donné le peu d'utilité de ce cours, je ne dis rien. Un peu plus tard, Hedwige apparut à la fenêtre. Elle tenait une lettre de ! Sirius. Il suggérait simplement à Harry d'aller voir Dumbledore si sa cicatrice lui faisait encore mal. Il disait aussi qu'il revenait près de nous. Je trouvais ça plutôt inquiétant, mais j'étais contente qu'il soit là pour nous. Harry semblait inquiet. Je le suivis donc dans son dortoir pour voir ce qui n'allait pas.

Je sortis de son dortoir sur ces paroles pour me diriger vers le mien. J'eus beaucoup de difficulté à m'endormir cette fois parce que je sentais que Harry s'éloignait de plus en plus de moi. Je décidai alors que j'allais lui parler de mes sentiments quand il se sentirait mieux.

Le lendemain matin, je surpris Harry en train d'écrire une lettre à Sirius. Il lui disait que la douleur à sa cicatrice n'était qu'un effet de son imagination. Bien entendu, ne j'étais pas du tout d'accord avec lui. Je savais bien que sa cicatrice lui faisait réellement mal. Hermione et Ron semblèrent d'accord avec moi. Nous cessâmes cette conversation qui ne menait à rien. C'est alors que je remarquai qu'un hibou me dévisageait de la fenêtre près d'un sofa. Une fois près de lui, je le reconnus, c'était Star, le hibou d'Émilie Malefoy. Elle m'invitait dans sa salle commune. C'était toute une invitation. Je n'étais pas certaine que c'était bien prudent, mais je faisais confiance à Émilie. De toute façon, j'étais allée à son manoir et je n'avais pas eu d'ennuis. J'avertis donc Harry que j'y allais et que je voulais y aller seul. Il protesta un peu, mais il marmonna quelque chose que je ne compris pas et il me fit signe d'y aller. Une fois rendues là, Émilie m'accueillit avec gentillesse. Nous étions en train de parler du cours de Défense contre les forces du Mal lorsque j'entendis Drago saluer quelqu'un. Il avait l'air à la fois joyeux et furieux. Je me suis donc retournée et c'est là que j'ai aperçu Marcus et ! Olivier. Émilie les avait vus au même moment que moi. Nous nous sommes alors levées et nous nous sommes dirigées vers notre copain respectif. J'étais tellement heureuse qu'Olivier ait réussi à venir me voir. Je me blottis dans ces bras et il me chuchota à l'oreille qu'il s'était ennuyé de moi et qu'il m'aimait. Émilie suggéra qu'on aille s'asseoir. C'était merveilleux! Un peu plus tard, j'eus une autre surprise quand Harry débarqua lui aussi. Il se mit à rire de la transformation de Drago en fouine. Je racontai cette aventure à Olivier en riant moi aussi. Drago et Émilie semblaient furieux. Je me suis alors rendue compte que nous étions peut-être allés un peu trop loin. Mais, c'était trop tard. Émilie et Drago jetèrent au même moment un Serpensortia. Par contre, le professeur McGonagall arriva et les pris sur le fait. Elle voulut leur donner une retenue et enlever des points à Serpentard, mais Rogue arriva à son tour, écouta le récit des événements par Émilie et les félicita pour leur serpent. Le professeur McGonagall semblait furieuse et les deux enseignants se mirent à s'engueuler. Ils sont finalement partis et ne donnant aucune conséquence aux jumeaux Malefoy. La situation était tellement cocasse, que nous oubliâmes ce qui s'était passé et nous passâmes le reste de l'après-midi à rire de tout ça. Bien entendu, Harry ne resta pas avec nous. Il retourna plutôt à la salle commune de Gryffondor parce qu'il ne pouvait rester près de Drago sans devenir méchant. C'était pareil pour Drago. C'était donc mieux ainsi.

Un peu plus tard dans la semaine, j'avais invité Émilie à venir discuter et faire quelques devoirs dans notre salle commune. Par contre, elle insista pour que Drago puisse venir lui aussi. Harry avait donc décidé de rester avec moi, au cas-où. Je lui fis donc promettre de rester tranquille et de ne pas insulter les Malefoy. Il me dit alors qu'il serait accueillant tant que les Malefoy ne l'insultaient pas. L'après-midi fut très calme et nos jumeaux respectifs respectaient leur engagement. Nous étions en plein devoir de potions lorsque j'aperçus Gryffon, mon hibou, qui était à la fenêtre. Qui pouvait bien m'écrire à cette heure? J'ouvris rapidement la fenêtre, je pris la lettre, qui m'était bien entendu adressée et qui était à la patte de Gryffon dont je caressai le bec et j'ouvris l'enveloppe dans un mouvement précipité. J'eus toute une surprise en lisant qui en était l'expéditeur. C'était le professeur Lupin! Je l'aimais bien, mais je ne comprenais pas trop pourquoi il m'écrivait à moi. C'est vrai, il nous avait mentionné à la fin de notre troisième année qu'il nous écrirait. Je lus donc la lettre à haute voix, pensant qu'il n'y avait rien de compromettant dedans. Il m'annonçait qu'il était! mon parrain! Je n'en croyais pas mes yeux! Je savais bien que j'avais moi aussi un parrain, mais Sirius n'avait pas voulu me dire qui il était l'an dernier. Je n'avais alors pas posé plus de questions, même si j'étais quelque peu déçue. Enfin, je connaissais maintenant son identité! Harry me regarda en me faisant un grand sourire. Lui aussi aimait bien le professeur Lupin et il semblait être très heureux pour moi. Nous décidâmes alors que ce jour était beaucoup trop joyeux pour faire des devoirs. Nous étions à discuter de ce que pouvait m'apporter un parrain, autant le côté positif que négatif, puisque Lupin était un loup-garou, lorsque Harry s'échappa et mentionna devant les jumeaux Malefoy que Sirius était son parrain. Oups! J'espérais que cela ne lui cause pas d'ennuis. Heureusement, les jumeaux ne posèrent pas trop de questions. Un peu plus tard, Harry décida qu'il était trop joyeux pour rester calme près de Drago et il décida de se moquer de lui. La tension montait et j'ai sorti ma baguette au même moment que Harry, mais c'est à cet instant même que le professeur Rogue arriva. Il nous fit lui aussi une révélation. En nous voyant avec nos baguettes, il cria de ne pas blesser ses filleuls. Rogue était donc le parrain des Malefoy. Cela expliquait bien des choses. Émilie et Drago partirent donc avec lui. Je décidai ensuite de répondre à mon parrain et d'envoyer une lettre à Olivier pour lui annoncer la nouvelle. J'avais justement l'idée de sortir avec lui, Émilie et Marcus à Pré-au-Lard.

Olivier me répondit le lendemain qu'il serait très heureux de faire cette petite sortie. Donc, quelques jours plus tard, nous nous rendîmes à Pré-au-Lard, Émilie et moi, pour rejoindre nos amoureux. Nous avions eu quelques difficultés à faire accepter cette sortie à nos directeurs de maison et à nos frères, mais ils avaient finalement tous décidé de nous laisser y aller. Nous arrivâmes donc aux Trois Balais où nous passâmes une merveilleuse soirée. J'étais si bien avec Olivier. Je n'avais pas du tout envie de le quitter lorsqu'il fut le temps de retourner à Poudlard. Il me dit alors qu'il m'écrirait rapidement et qu'on pourrait peut-être se revoir bientôt. Sur le chemin du retour, Émilie sembla dans le même état d'esprit que moi.

Le temps passa ensuite très rapidement. J'écrivais maintenant régulièrement à mon parrain pour le tenir informé de tout ce qui se passait à Poudlard. J'écrivais aussi à tous les jours à mon cher Olivier, mais la distance commençait à rendre notre relation plutôt difficile. Je m'ennuyais terriblement de lui. En tout cas, plus tard, le professeur Dumbledore annonça que les délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang allaient arriver le 30 octobre. Le Tournoi allait donc bientôt commencer, ce qui allait certainement me changer les idées. Nous apprîmes aussi que c'était Angelina Johnson qui allait poser sa candidature en tant que Gryffondor au Tournoi pour représenter Poudlard. Il y avait aussi Cassius Warrington qui se proposerait pour Serpentard et Cédric Diggory pour Poufsouffle. J'avais bien hâte que ce Tournoi commence, mais je ne comprenais pas l'envie que les gens avaient d'y participer. Il fallait être un peu fou pour vouloir participer à quelque chose d'aussi dangereux. C'est d'ailleurs ce que je dis à Fred et Georges qui tentaient désespérément de trouver un moyen de passer la limite d'âge pour pouvoir participer. Émilie Malefoy semblait aussi vouloir être candidate et elle souhaitait que je le lui dise si les jumeaux Weasley trouvaient une solution.

Quoiqu'il en soit, la vie continuait quand même à Poudlard, si bien que quelques jours avant le banquet en l'honneur de nos invités, Rogue nous obligea à aller voir un espèce de documentaire sur diapositives au sujet des potions. Je savais déjà que j'allais m'ennuyer. Émilie, quant à elle, était surexcitée et elle trouvait que l'idée de son parrain était géniale. De mon côté, j'y allais à reculons. Cependant, le documentaire ne fut pas si pire. Harry l'avait trouvé vraiment endormant, mais moi, je le trouvais plutôt acceptable. J'ai donc laissé Harry se réveiller un peu et j'ai continué mon chemin en compagnie d'Émilie. Je voulais justement lui dire que son frère devait faire attention au professeur Maugrey parce qu'il semblait vouloir protéger Harry. Donc, si Drago continuait de l'embêter, peut-être que Maugrey interviendrait. Elle me répondit qu'elle allait en parler avec le professeur Rogue. Puis, elle me raccompagna jusqu'à la salle commune tout en discutant de divers sujets. Je venais à peine de rentrer qu'Hermione me dit que Harry était à l'infirmerie. En s'y rendant, elle m'expliqua que Harry s'était encore battu avec Drago parce que celui-ci n'acceptait pas que Harry ait trouvé le documentaire ennuyant. Elle me dit ensuite que c'est Madame Bibine qui les avait séparés. Par chance, Harry n'était pas blessé.

Les jours qui suivirent cet incident furent très pénibles pour moi. Rien n'allait plus entre Olivier et moi. Il stipulait dans ses lettes que je lui en demandais trop. Il avait même mentionné qu'il n'était pas Marcus. Pourtant, il m'envoyait plusieurs lettres par jours ainsi que plusieurs petits cadeaux depuis un moment. Puis, du jour au lendemain, il a complètement cessé. Je lui ai donc donné un rendez-vous pour qu'on ait une conversation par cheminée, mais il n'est pas venu. Je n'y comprenais rien. Je me suis tout à coup sentie très en colère contre lui. J'ai même eu l'idée de lui envoyer une beuglante. Heureusement, Émilie m'a convaincue que ce n'était pas la meilleure solution. D'ailleurs, c'est elle qui me réconforta le plus. Harry essayait tant bien que mal, mais il disait que Olivier allait bien finir par revenir à la raison. Quant à Hermione et Isabelle, elles étaient bien trop occupées avec leurs histoires de S.A.L.E. pour m'écouter. J'en étais un peu fâchée, mais je me suis dit que la terre ne tournait pas que pour moi. Émilie essayait de me remonter le moral et ça fonctionnait, jusqu'à ce qu'elle m'annonce que Marcus venait passer la fin de semaine avec elle. J'eus alors l'idée d'inviter Olivier pour qu'on puisse s'expliquer, mais il me renvoya ma lettre sans plus d'explication. J'étais au bord des nerfs. C'est cette journée qui fut la plus difficile. Je n'avais plus goût aux études, moi qui aimais tant étudier. Je ne faisais que penser à Olivier. J'en faisais une obsession. En plus, je n'avais presque pas dormi depuis quelques jours. Harry, Hermione, Isabelle et Ron semblèrent très inquiets par mon comportement. Je n'étais plus vraiment là. Je ne leur parlais presque plus. Je suivais Émilie comme un fantôme. Même Drago me prenait en pitié. Il avait décidé de m'inviter à leur petite sortie à Pré-au-Lard pour fêter le retour de Marcus. Avant qu'il ne m'en parle, j'ai eu une visite surprise! d'Olivier!

Harry lui avait écrit pour lui dire que je ne vivais plus sans lui, que je n'étais plus moi-même. Olivier décida donc de venir me voir pour mettre les choses au clair. Il m'expliqua qu'il m'avait renvoyé ma lettre parce qu'il était déjà à l'école. Il avait reçu la lettre d'Harry la veille et il était dans le bureau du professeur McGonagall pour avoir la permission de rester à Poudlard jusqu'au lendemain. Il n'était pas venu me voir plus tôt parce que McGonagall ne voulait pas qu'il sorte de son bureau avant que les cours ne soient terminés. Il était ensuite venu dans la salle commune, mais je n'y étais pas puisque j'avais suivi Émilie pour faire nos devoirs dans la salle commune de Serpentard. C'est lorsque je suis revenue dans ma salle commune que je le vis. Voici ce que j'avais écrit à Émilie à ce sujet:

« C'est là qu'il a réussi à m'expliquer ce qui se passait. Il m'a dit qu'il ne pouvait pas venir cette fin de semaine parce qu'il a été demandé pour aller entraîner une des équipes de Beauxbâtons pendant la fin de semaine. Il est un invité spécial. En fait, il m'a dit qu'il serait reconnu par son talent lors d'une cérémonie. La raison pour laquelle il ne m'en parlait pas et qu'il semblait fâché, c'est qu'il voulait que j'y aille avec lui, mais que Dumbledore a refusé pour cause de sécurité. En fait, il n'était pas fâché contre moi, mais contre Dumbledore. Marcus était bien sûr au courrant, mais Olivier lui avait dit de ne rien me dire parce qu'il me le dirait lui-même. »

C'est lorsqu'il a reçu la lettre de Harry qu'il décida de venir me voir. Nous nous expliquâmes ensuite et je compris que c'était vrai que je lui en demandais trop. J'étais jalouse de la relation entre Marcus et Émilie. Il m'expliqua qu'il ne se sentait plus vraiment lui-même et que ce n'est pas comme ça qu'il entrevoyait notre relation. Je lui ai dit que je serais alors moins exigeante avec lui et nous nous embrassâmes de longues minutes. Le professeur McGonagall, qui ne tolérait habituellement pas ce genre de spectacle, arriva sur l'entre fait et nous laissa même faire, à ma grande surprise. Elle permit même à Olivier de rester pour la nuit, à condition que nous restions dans la salle commune et que Harry reste avec nous. De toute façon, il devait continuer son devoir de divination et il en avait pour toute la nuit. C'est ainsi que ce passa notre réconciliation.

Dans les jours qui suivirent, j'étais déjà plus heureuse. Je reprenais goût à l'étude. J'avais hâte d'assister à chaque cours, à part la divination peut-être, mais je trouvais, tout comme Harry, que les cours de Défense contre les forces du Mal devenaient de plus en plus difficiles. En effet, le professeur Maugrey venait de décider qu'il nous ferait subir l'Impérium pour qu'on apprenne à y résister. Je n'étais pas du tout d'accord avec cela et Hermione non plus. Après tout, c'était un sortilège interdit et il y avait bien une raison pour laquelle il était interdit. Hermione répliqua donc au professeur qu'il ne pouvait nous le faire subir, puisque c'était interdit, mais il nous dit que Dumbledore était d'accord. Hermione se tut et il commença son expérience. Nous passions chacun notre tour. Les effets de ce sortilège étaient très impressionnants. Le professeur arrivait à faire faire des choses aux élèves que ceux-ci n'auraient pas été capables de faire en temps normal. Puis, ce fut le tour de Harry. Il finit bien par faire à peu près ce que Maugrey lui suggéra, mais il a tellement résisté qu'il était tombé à plat ventre sur le bureau au lieu de sauter dessus. J'étais plutôt fière de lui. Maugrey était tellement exalté par la résistance de Harry qui lui fit reprendre l'expérience. Il lui a fait faire quatre fois, jusqu'à ce qu'il réussisse à résister complètement. Je trouvais qu'il exagérait un peu, mais en même temps, Harry était meilleur d'une fois à l'autre, alors! Quand Harry réussit enfin à résister, je croyais que le cours était terminé, mais Maugrey avait autre chose en tête. Il voulait me le faire subir aussi pour voir si j'avais la même résistance que mon jumeau. Il m'interpella et je le rejoignis au centre de la classe. Puis, il dit l'incantation: Impero. Je sentis bien une curieuse sensation, mais lorsque le professeur me dit de sauter par-dessus le bureau en battant des bras, je me dis que c'était complètement idiot et que je ne le ferais pas. Il perdit alors toute emprise sur moi. J'avais résisté du premier coup. Tout le monde me regardait d'un air étonné. Même le professeur semblait abasourdi. Il finit par dire que j'étais d'une résistance exceptionnelle de façon toute naturelle et que peu de personnes réussiraient à prendre possession de mon être ou de mon esprit. J'en étais moi-même étonnée. Pourtant, je n'avais jamais remarqué que j'avais quelque chose de spécial. Je croyais même que j'étais moins puissante que la plupart de mes camarades, d'où mon intérêt pour les études. Selon moi, le seul moyen de suivre les autres était d'en savoir le plus possible. Par contre, même si je me débrouillais très bien, je n'étais pas aussi brillante qu'Hermione ou Isabelle. Mais en ce jour, je découvrais enfin que moi aussi j'avais un petit quelque chose de spécial.

Quelques jours plus tard, j'eus enfin l'invitation de Drago. J'étais tellement heureuse que j'acceptai. Le jour venu, nous nous rendîmes donc à Pré-au-Lard et la soirée fut étonnement agréable. Drago était même très gentil avec moi. Nous sommes ensuite retournés rapidement à Poudlard pour l'arrivée des délégations de Beauxbâtons et de Durmstrang. Lorsque ce fut le temps de les accueillir, je vis qu'Isabelle était vraiment ravie de revoir certaines de ces amies qui étudiaient à Beauxbâtons. Par contre, elles ne vinrent pas s'asseoir près de nous parce qu'il n'y avait plus de place. Elles optèrent plutôt pour la table des Serdaigle. Les étudiants de Durmstrang, très impressionnants, allèrent quant à eux rejoindre les Serpentard. Pas étonnant, puisqu'ils étudiaient supposément la magie noire. Par contre, j'ai vite remarqué que le professeur Rogue ne sembla pas très heureux de revoir le directeur de cette école. Ron semblait, quant à lui, complètement envoûté par certaines élèves de Beauxbâtons qui, selon Hermione, étaient des Vélanes, créatures reconnues pour envoûter les gens. Harry semblait tout aussi absent, mais je doutais que ce soient les Vélanes qui l'intéressent. En le regardant, je remarquai enfin ce qui attirait son regard, c'était Cho Chang. Je ressentis en lui une très vive attirance et je me disais que Harry vivait en ce moment les premiers élans de l'amour. Je lui souhaitais intérieurement qu'il vive quelque chose d'aussi merveilleux que je vivais avec Olivier. Nous nous sommes ensuite dirigés, Harry, Ron, Hermione, Isabelle et moi vers notre salle commune en discutant de nos prévisions quant au déroulement du Tournoi.

Le lendemain, l'excitation était à son comble puisque les élèves qui voulaient être candidats pour le Tournoi pouvaient mettre leur nom dans la Coupe de Feu qui choisirait un champion par école. J'ai donc proposé à mes amis de descendre tôt, même si nous étions samedi, pour aller voir qui oserait poser sa candidature. Nous n'étions pas les seuls à avoir eu cette idée puisque la Grande Salle bourdonnait plus qu'un habituel samedi matin. Nous ne fûmes pas surpris de voir Angelina déposer un petit papier sur lequel elle avait écrit son nom. Cédric Diggory et Cassius Warrington avaient déjà posé leur candidature avant même que nous arrivions. Par contre, j'encourageais Angelina, bien entendu. Nous restâmes longtemps à observer les courageux élèves de plus de 17 ans qui déposaient leur nom dans la Coupe. Nous avons bien fait de rester là puisqu'un peu plus tard, Fred et Georges ont tenté de passer la ligne d'âge en utilisant une potion de vieillissement. Ils réussirent à la passer, mais au moment de mettre leur nom, ils furent projetés plus loin dans la Grande Salle. Ce fut tout un choc pour eux quand ils s'aperçurent qu'en plus d'avoir raté leur coup, ils étaient maintenant couverts de longues barbes. C'était assez amusant et Hermione semblait plutôt satisfaite des avertissements qu'elle leur avait lancés. Harry me mentionna alors que même s'il avait eu 17 ans, il n'aurait jamais osé mettre son nom dans la Coupe puisqu'on ne savait pas à quels dangers il fallait faire face. Je savais pourtant qu'il aurait bien aimé y participer, tout au fond de lui. Ron, lui, nous révéla qu'il aurait bien aimé pouvoir participer au Tournoi. Nous décidâmes alors d'aller voir Hagrid puisque nous ne l'avions pas fait depuis que nous étions de retour à Poudlard.

Le soir venu, il y eut encore un rassemblement dans la Grande Salle, mais cette fois, c'était pour connaître l'identité des trois champions du Tournoi des Trois Sorciers que la Coupe de Feu choisirait. J'étais très énervée par tout ce suspense et j'espérais surtout que ce soit Angelina la championne qui représenterait Poudlard. Le premier à être choisi fut Viktor Krum qui devenait alors le champion de Durmstrang. Au passage, il fit un clin d' oeil à Hermione et celle-ci se mit à rougir en me disant de regarder la Coupe, que ce n'était pas elle l'attraction principale. Puis, le deuxième nom sortit de la Coupe, c'était Fleur Delacour, de Beauxbâtons. Isabelle ne sembla pas très heureuse de cette nomination et nous révéla que cette Fleur était plutôt achalante. Et le champion de Poudlard, c'était! Cédric Diggory. J'avoue avoir été très déçue de cela. Je jetai un regard compatissant à Angelina, mais elle me dit que ce n'était pas si grave. Pourtant, elle avait la larme à l' oeil. Le professeur Dumbledore dut attendre un moment pour faire son petit discours puisque les Poufsouffle ne cessaient de crier. Il nous dit alors qu'il était primordial d'accorder notre soutien aux champions, même s'ils n'étaient pas tous de notre école. Tout à coup, Dumbledore s'arrêta net. Il se tourna vers la Coupe qui était devenue rouge. Il attrapa le parchemin qui en sortit. Ce n'était pas possible, les champions étaient tous désignés. Il lui fallut un moment pour lire le nom qui y était inscrit. Puis, il le dit: Harry Potter! Quoi? Avais-je bien compris? Je me retournai alors vers Harry qui semblait vouloir disparaître dans le plancher. Harry nous expliqua qu'il n'avait pas mis son nom dans la Coupe. Je n'y comprenais rien! Dumbledore demanda alors à Harry de venir le voir. Il n'allait tout de même pas lui permettre de participer. Il était bien trop jeune. Non, il ne fallait pas qu'il participe! Il serait tué à coup sûr! Ce n'est pas que je n'avais pas confiance en lui, mais c'était bien trop dangereux, sinon il n'y aurait pas eu une limite d'âge. Hermione poussa légèrement Harry pour qu'il aille rejoindre Dumbledore. Une fois rendu à lui, il dut continuer pour aller rejoindre les autres champions. Je n'en croyais pas mes yeux. Dumbledore allait certainement trouver une explication à tout cela. Isabelle me rassura en me disant que Dumbledore ne le laisserait sûrement pas concourir.

Nous retournâmes alors dans la salle commune où j'allais attendre avec impatience la confirmation que Harry ne participerait pas. Harry arriva un peu plus tard, l'air découragé. Fred et Georges lui sautèrent littéralement dessus pour savoir comment il avait réussi à franchir la ligne d'âge. Il leur répéta alors que ce n'était pas lui qui avait mis son nom dans la Coupe. Par contre, même si plusieurs élèves de Gryffondor étaient fiers qu'un des leurs ait été choisi, à peu près personne ne semblait le croire quand il disait qu'il n'avait pas posé sa candidature. Moi, je le croyais. De toute façon, Harry n'avait jamais réussi à me cacher quoique ce soit, même quand nous ignorions que nous étions jumeaux et sorciers de surcroît. Je réussissais toujours à savoir ce qu'il pensait, même s'il ne me le disait pas toujours. C'était comme si je l'entendais dans ma tête. Ça devait être notre lien de jumeaux qui me faisait cette impression. En tout cas, je dus attendre quelques minutes avant de savoir ce qui c'était passé lorsqu'il était avec les enseignants et les champions du Tournoi. Il passa devant moi en me faisant signe de le suivre. Ron était déjà dans le dortoir et Hermione et Isabelle, sûrement dans le dortoir des filles. Ron ne semblait pas lui non plus croire Harry, ce qui m'étonnait beaucoup. Je sentis alors Harry s'emplir de désespoir et de colère. Il me dit qu'il était obligé de participer et il rajouta, pour Ron qui nous écoutait, qu'il n'avait pas du tout envie de faire ces stupides tâches. Il dit alors qu'il voulait être seul. Je savais bien qu'il se confierait à moi lorsqu'il aurait réfléchi. Je lui dis bonne nuit en lui expliquant que moi, je le croyais et que s'il avait besoin d'en parler, je serais là pour lui. Je m'endormis en me sentant aussi triste que mon jumeau sans pouvoir parler à Hermione ou à Isabelle, qui dormaient déjà.

C'est Hermione qui me réveilla le lendemain. Elle me dit qu'il fallait éviter à Harry d'affronter toute la Grande Salle. Elle avait envoyé Isabelle chercher des rôties pour qu'on amène Harry marcher dehors. Ainsi, il pourrait tout nous expliquer, loin des regards. Cela parût en effet lui remonter un peu le moral et il nous raconta tout. Je fus soulagée de voir que les deux filles le croyaient elles aussi. Isabelle nous expliqua ensuite que la conduite de Ron était sûrement due à la jalousie. Il aurait tant aimé pouvoir être sous les feux de la rampe, pour une fois. Je le comprenais un peu, mais je trouvais son attitude enfantine. Hermione proposa alors à Harry d'écrire une lettre à Sirius. J'avais bien l'intention d'en écrire une à mon parrain, moi aussi, ainsi qu'à Olivier. Harry ne voulait toujours pas être en présence des autres élèves. Je lui suggérai alors de retourner se reposer dans son dortoir et que je lui apporterais quelque chose à manger. Il semblait heureux de pouvoir compter sur moi. De mon côté, même si je n'étais pas du tout rassurée quant à l'issue du Tournoi, je me sentais déjà mieux. Je ne me doutais pas de ce qui m'attendait à la Grande Salle.

J'étais en train de dîner lorsqu'un hibou se posa devant moi. Je remarquai alors rapidement qu'il m'apportait une beuglante. Ça devait faire quelques temps qu'elle était écrite parce que j'eus à peine le temps de la décrocher de la patte du hibou qu'elle explosa. Elle était en provenance d'Émilie et Drago Malefoy et ils me traitaient de menteuse puisque je ne leur avais supposément pas révélé comment franchir la ligne d'âge. Émilie semblait très en colère contre moi et quand je regardai en sa direction, elle avait l'air fière de son coup. Je décidai donc de lui écrire pour lui expliquer ce qui c'était passé. Voici un extrait de la lettre que je lui envoyai:

« Ce n'était pas très gentil cette beuglante. Elle m'a explosé au visage pendant le dîner dans la Grande Salle. On a déjà assez de problèmes comme ça à cause de mon frère, ce n'était pas la peine d'en rajouter. En plus, je tiens à préciser que ce n'est pas lui qui a mis son nom dans la Coupe. Nous n'avons aucunement trouvé le moyen pour passer la limite d'âge. Je pensais que vous croyiez mon frère, mais vous êtes comme tout le monde. Il y a seulement moi, Isabelle et Hermione qui le croient. Ron est très fâché, mais je suppose qu'il le croit. »

Durant les jours qui suivirent, je continuai d'écrire à Émilie pour tenter de la raisonner. Elle était même allée jusqu'à discuter de tout cela avec Ron. Pourtant, elle ne lui adressait rarement la parole. À un moment donné, puisque les Malefoy ne semblaient toujours pas me croire, j'ai abandonné en disant à Émilie que je ne souhaitais plus réconcilier les Gryffondor et les Serpentard et que de toute façon, ils n'étaient que des adeptes de la magie noire. Ça ne me servait plus à rien de m'acharner. Je décidai donc de me concentrer sur Harry pour l'aider de mon mieux à affronter tout cela. Les autres ne cessaient de l'ignorer, mais je savais que c'était Ron qui lui faisait le plus de peine en refusant de le croire. C'était même rendu pénible. Ron refusait de me parler à moi aussi. Hermione et Isabelle tentèrent bien de lui faire entendre raison, mais il ne voulait rien savoir.

Les jours passèrent et le climat était toujours aussi difficile. J'essayais de garder ma concentration, mais je ressentais l'angoisse de Harry. Je dois dire que moi aussi j'avais peur. Je ne voulais pas qu'il lui arrive malheur. Heureusement, je reçus enfin une lettre d'Émilie qui semblait être moins en colère. Elle me demandait des preuves. Bien entendu, je n'en avais pas et c'est ce que je lui répondis. Je lui dis que je savais que Harry me disait la vérité parce qu'il ne pouvait pas me mentir. Émilie me répondit en m'invitant dans sa salle commune pour que nous terminions notre devoir de métamorphose tout en discutant. Je me rendis donc jusqu'à notre lieu de rendez-vous et nous entrâmes dans sa salle commune. Tout s'était déroulé normalement, mais je sentais qu'Émilie n'était pas tout à fait sûr d'elle-même. Puis, dans le cours de Soins aux créatures magiques, Drago ne cessa de se moquer de Harry. J'ai alors pensé que c'était peut-être cela qui avait donné cette drôle d'attitude à Émilie, mais je me trompais et j'allais avoir la réponse quelques jours plus tard.

La tension était insoutenable et je sentais que Harry était sur le point d'exploser. Je ne me sentais pas très bien non plus. Toute l'école était contre nous. Il y avait seulement Hermione et Isabelle qui nous croyaient, et peut-être Émilie aussi. C'était tellement difficile pour Harry qu'il n'était plus du tout capable de se concentrer. J'en ai eu la preuve lors du cours de Sortilèges où Harry ne réussit même pas à attirer quoi que ce soit avec le sortilège d'attraction. Par contre, ce n'est qu'au cours de Potions que j'allais enfin comprendre pourquoi Émilie avait ce drôle de comportement. En arrivant au cours, Drago s'approcha rapidement de nous. C'est alors que je remarquai qu'il avait une sorte de badge bizarre. Je me suis alors mise à observer les autres élèves qui nous entouraient. Bien entendu, tous les Serpentard portaient le même badge, mais je n'arrivais pas à lire ce qui y était inscrit. Lorsque je fus assez près de Drago, je pus lire: Vive Cédric Diggory, le vrai champion de Poudlard! ». Je venais à peine de terminer lorsque Drago appuya dessus. Il y était maintenant inscrit: « À bas Potter! » . Bien sûr, Drago se moqua vivement de Harry. Tous les Serpentard se joignirent à Drago et appuyèrent sur leur badge, même Émilie. Je compris alors ce qui la tracassait. C'était ces stupides badges! Drago en offrit même un à Hermione, mais il la traita de Sang-de-Bourbe. C'en était trop! Harry explosa de colère et pointa sa baguette directement sur Drago. Celui-ci réagit rapidement et les deux garçons lancèrent leur sort exactement en même temps. Harry avait jeté « Furniculus» et Drago « Dentesaugmento ». Les deux sorts ricochèrent et atteignirent Hermione, dont les dents se mirent à pousser rapidement et Goyle, qui avait maintenant le visage couvert de furoncles.

C'est alors que Rogue arriva et décida d'envoyer Goyle à l'infirmerie, mais il ne se préoccupa pas d'Hermione. C'est Ron qui lui dit qu'elle avait elle aussi reçu un sort provenant de Drago. Rogue dit qu'il n'y avait pas de différence et Hermione se sauva en pleurant. Harry et Ron ripostèrent en même temps. Rogue enleva donc 50 points à Gryffondor et leur donna une retenue à tous les deux. Je décidai de suivre Hermione, mais Rogue me dit que je devais assister au cours. Nous entrâmes donc dans la salle de cours, mais presque aussitôt, Colin Crivey vint chercher Harry pour l'Examen des Baguettes des champions du Tournoi. Lorsque Harry sortit du cours, je vis les Serpentard appuyer tous en même temps sur leur badge. J'en voulais profondément à Émilie de ne pas s'être opposée à cela. Je dus donc subir ce cours seule puisque Isabelle avait suivi Hermione jusqu'à l'infirmerie même si Rogue lui dit de revenir et puisque Ron ne me parlait toujours pas. Rogue me fit tester les antidotes des autres élèves. Quand le cours fut enfin terminé, j'ai décidé d'aller tout de suite à l'infirmerie pour voir Hermione. De toute façon, je ne me sentais pas très bien après avoir testé plusieurs antidotes. Ce n'est donc qu'un peu plus tard qu'Harry me raconta l'Examen des Baguettes ainsi que l'entrevue étrange qu'il avait subie avec Rita Skeeter. Il me dit aussi qu'il avait reçu une réponse de Sirius qui lui donnait rendez-vous à la cheminée, dans la nuit du 21 au 22 novembre.

Durant les jours suivants, rien ne s'arrangeait, la stupide interview de Rita Skeeter n'aidant en rien. Elle avait en effet à peu près tout inventé dans son article qui fut publié dans la Gazette du Sorcier. Tout cela faisait bien rire les Serpentard. Je tentai alors d'expliquer à Émilie que ce qui était dit dans cet article était faux puisque Rita Skeeter avait tout inventé, mais elle ne sembla pas vraiment m'écouter. En tout cas, Hermione sortit finalement de l'infirmerie et elle subissait elle aussi quelques railleries puisque Rita Skeeter avait mentionné qu'Harry était amoureux d'elle. Elle proposa alors de nous rendre à la bibliothèque pour aider Harry avec le sortilège d'Attraction, qu'il ne maîtrisait pas encore. Nous passâmes beaucoup de temps à cet endroit dans les jours qui suivirent, jusqu'à ce qu'il fut annoncé qu'il y aurait une sortie à Pré-au-Lard. Hermione et Isabelle voulaient bien entendu y aller avec nous, mais elles voulaient aussi y aller avec Ron. Pourtant, Harry refusait toujours de lui parler. Même si cela me touchait aussi, ce n'était pas à moi de régler leur conflit, mais à eux. En tout cas, Harry était bien d'accord pour aller se changer les idées à Pré-au-Lard, mais il n'était pas question qu'il y ait encore tous ces regards autour de lui. Il proposa donc que lui et moi y allions sous la cape d'invisibilité. C'est ainsi que nous avons accompagné Hermione et Isabelle aux Trois Balais. C'est là que nous vîmes Hagrid et Maugrey. C'est Maugrey qui convainquit Hagrid d'aller voir Hermione. Hagrid salua Hermione et Maugrey contourna la table pour nous dire que nous avions une jolie cape. Il voyait à travers les capes d'invisibilité, celui-là! Je n'en croyais pas mes yeux! Lorsque Hagrid s'aperçut que Maugrey nous parlait, il vint dire à Harry de le rejoindre à sa cabane le soir même. Je me demandais bien pourquoi. Il dit alors que je pouvais venir aussi. Quand nous avons dit à Hermione ce qu'Hagrid voulait, elle nous rappela que c'était ce soir que devait avoir lieu le rendez-vous avec Sirius. Harry dit alors que nous avions le temps d'aller voir Hagrid rapidement avant le rendez-vous avec Sirius.

Ce soir-là, vers onze heure trente, nous partîmes vers la cabane de Hagrid. Nous utilisâmes la cape pour être certains de ne pas être vus. Hagrid nous emmena vers la forêt où il rejoignit Mme Maxime, la directrice de Beauxbâtons. Je n'y comprenais rien. Néanmoins, un peu plus loin, je compris! Il voulait nous montrer des dragons qui seraient utilisés pour la première tâche et il voulait par le fait même les montrer à Mme Maxime. En effet, la première tâche devait avoir lieu trois jours plus tard. Il y avait un dragon pour chacun des champions. Ça ne nous laissait pas beaucoup de temps pour trouver une façon d'affronter un dragon. J'avoue avoir espéré à ce moment-là que Harry ne soit pas confronté au plus imposant, le Magyar à Pointes. Je donnai alors un coup de coude à Harry parce qu'il fallait retourner au château pour le rendez-vous avec Sirius. Une fois rendus à la salle commune, Harry me demanda de rester seul. Il voulait parler à son parrain seul. Il me promit alors qu'il allait tout me raconter, puis je me dirigeai vers mon dortoir pour dire à Hermione et à Isabelle ce que nous venions de voir. Ce n'est que le lendemain que Harry m'expliqua que Sirius lui avait révélé que Karkaroff, le directeur de Durmstrang, était un ancien Mangemort.

Le lendemain, il nous fallait absolument trouver quelque chose pour que Harry réussisse à neutraliser le dragon. Nous fîmes plusieurs fois le tour du lac en réfléchissant à ce problème. Plus tard, toujours sans idée de génie, nous décidâmes de rentrer pour aller faire des recherches à la bibliothèque. D'après moi, nous devons avoir tout lu ce qu'il y avait là sur les dragons et toujours rien. Hermione semblait devenir folle. Elle n'arrêtait pas de dire différentes idées invraisemblables à voix haute. Ce fut le comble quand elle remarqua que Viktor Krum entrait dans la bibliothèque. Elle nous proposa de s'en aller à la salle commune avant que son fan club ne débarque. Par contre, nous n'avions rien trouvé. Nous avons cherché le reste de la soirée, mais toujours rien. Nous décidâmes alors d'aller nous coucher.

Le veille de la première tâche, Harry ne savait toujours pas comment s'y prendre. En plus, il avait décidé de jouer la loyauté et d'avertir Cédric Diggory pour les dragons. Il se mit donc à sa poursuite pendant que nous nous rendions à notre cours de Botanique. En arrivant dans le hall, j'eus une merveilleuse surprise. Olivier était là! Il avait décidé par lui-même de venir nous supporter pour la première tâche. Il faut dire que je m'étais retenue pour ne pas l'achaler avec ça. Je lui avais fait part de mes inquiétudes et du climat qui régnait à Poudlard, mais je ne lui avais jamais demandé de venir, même si je le souhaitais. J'étais donc très heureuse qu'il ait pris cette initiative! Il m'expliqua alors qu'il s'était chicané avec Marcus à propos du fait que Harry n'avait pas mis son nom dans la Coupe. Je le félicitai pour sa loyauté et nous nous embrassâmes pendant un moment, mais le professeur McGonagall nous surpris sur le fait et enleva cinq points à Gryffondor pour m'être donnée en spectacle. Elle dit aussi à Olivier qu'elle voulait qu'il la suive dans son bureau puisque j'avais des cours, même s'il était là. Il me fit alors un clin d' oeil et je continuai mon chemin vers les serres. Harry arriva bien entendu en retard au cours, mais il s'excusa à peine au professeur Chourave. Il nous rejoignit rapidement et nous révéla qu'il avait dû aller dans le bureau de Maugrey parce que celui-ci voulait lui parler. Il nous dit alors les conseils qu'il lui avait prodigués. Il lui avait dit d'exploiter ses forces et de chercher un sort qui lui permettrait d'obtenir ce dont il avait besoin. À la fin du cours, nous rejoignîmes Olivier à la Grande Salle, toujours en quête d'une idée pour affronter le dragon. Quand Harry fit part à Olivier des conseils de Maugrey, Olivier dit à Harry que s'il y avait une chose dans laquelle il était doué, c'était le vol sur balai! Harry approuva, mais il nous demanda comment il pouvait obtenir un balai; il n'avait le doit qu'à sa baguette. Hermione eut alors un éclair de génie. Le sortilège d'attraction était la solution. Par contre, Harry ne le maîtrisait toujours pas. Nous décidâmes donc d'aller l'entraîner dans une classe vide. Il nous fallut arrêter lorsque sonna la cloche qui annonçait la reprise des cours, et nous avions divination en plus! Après le souper, nous retournâmes donc dans la classe vide pour entraîner Harry, mais nous y sommes restés que peu de temps parce que Peeves avait décidé de tout fracasser. Nous avions donc décidé de retourner à la salle commune, qui devait être calme à cette heure. Harry prit une bonne partie de la nuit pour réussir le sortilège. Nous nous étions relayés pour le faire pratiquer. Nous avons alors décidé d'aller nous coucher. Je restai bien entendu dans la salle commune avec Olivier et je m'endormis dans ses bras.

Le grand jour était enfin arrivé. Harry était prêt, mais je sentis qu'il était extrêmement nerveux. Je faisais tout ce qui était en mon pouvoir pour le rassurer, mais ce n'était pas suffisant. C'est dans cet état d'esprit que nous assistâmes au cours d'histoire de la magie. Harry avait déjà de la difficulté à se concentrer dans ce cours, mais là, c'était pire! En tout cas, il a quand même survécu et nous sommes allés dîner à la Grande Salle. C'est le professeur McGonagall qui vint le chercher pour lui annoncer qu'il était temps d'aller se préparer. Je lui souhaitai bonne chance en le serrant dans mes bras et je le laissai partir. Nous continuâmes notre repas en s'encourageant mutuellement sur l'efficacité de la stratégie de Harry. Quelques temps après, le professeur McGonagall annonça que nous pouvions nous diriger vers le parc où avait lieu la première tâche. J'étais réellement nerveuse et Olivier me prit la main pour me donner un peu de courage. Nous prîmes place dans les gradins, mais je sentais au fond de moi une certaine panique. Par contre, je ne savais pas si c'était mes véritables sentiments ou ceux de Harry. C'est là que je les ai remarqués, les dragons! Si je ne les avais pas déjà vus, je crois que je serais tombée dans les pommes tellement ils étaient impressionnants. Cédric fut le premier à affronter son dragon. Il utilisa selon moi une stratégie qui semblait peu efficace, soit changer une pierre en chien pour distraire le dragon, mais il réussit à s'emparer de l' oeuf d'or, soit à accomplir la première tâche, en quinze minutes. Lorsqu'il réussit, tout le monde se mit à crier de joie. J'applaudis moi aussi, mais je craignais toujours le tour de Harry. Ce fut ensuite Fleur Delacour, de Beauxbâtons, qui s'avança dans l'enclos. Elle décida d'hypnotiser le dragon pour lui voler son oeuf. Elle réussit en dix minutes, même si le dragon s'était réveillé de sa transe. J'espérai alors que ce soit le tour de Harry, mais non, ce fut Krum qui se pointa. Sa prestation fut plutôt rapide puisqu'il décida de jeter un sort dans l' oeil du dragon. Il n'eut pas de difficulté à prendre l' oeuf d'or, mais le dragon cassa tous ses autres oeufs, ce qui lui a fait perdre quelques points.

Il ne restait plus que Harry. En faisait le compte, je remarquai que le dragon restant était celui que je craignais le plus, le Magyar à Pointes. Quand je vis Harry entrer dans l'enclos, je tremblais de peur. Olivier dut me prendre par les épaules pour que je cesse de trembler. Je le vis alors lever sa baguette et prononcer l'incantation. Par contre, je ne pus entendre ce qu'il disait, tellement il y avait du bruit. Puis, il attendit. J'espérais qu'il avait eu assez de concentration, sinon, il devrait abandonner cette tâche. C'est alors que Olivier me fit remarquer le balai de Harry qui arrivait à toute vitesse. Harry sauta dessus. Il se produisit à cet instant même un curieux phénomène. Je ne sentais plus sa peur, mais seulement la mienne. Ce fut tellement brutal que je m'effondrai sur mon siège. Olivier me demanda ce qui se passait, mais je lui assurai que je n'avais rien de grave et je me remis sur mes deux pieds pour assister pleinement à cette tâche. J'avais un peu moins peur, maintenant que je sentais Harry très en confiance. Harry offrit alors une performance époustouflante, utilisant plusieurs figures pour éviter le dragon. À un moment donné, il fut blessé, mais je ressentis que cela ne l'inquiétait guère. Quelques minutes plus tard, après avoir volé dans tous les sens, il réussit à déjouer le dragon et à s'emparer de l' oeuf. Il remonta ensuite loin du dragon. Je me mis à crier et à l'applaudir. J'étais tellement heureuse! M. Verpey, l'un des juges, annonça que Harry avait été le plus rapide. Harry se dirigea alors, sur les recommandations du professeur McGonagall, vers la tente des premiers soins. C'est à cet endroit que je lui ai sauté dans les bras en lui disant combien il avait été merveilleux, et ce, au grand désespoir de Mme Pomfresh qui essayait de guérir sa blessure. Puis, Hermione, Isabelle et Ron arrivèrent à leur tour. Ron nous demanda de l'excuser pour son attitude et nous dit qu'il croyait Harry maintenant. Je sentis alors un grand bonheur envahir mon jumeau. En sortant de la tente, nous lui racontâmes ce qui c'était passé pour les autres champions. Les résultats furent ensuite annoncés et j'étais folle de joie quand j'ai constaté que Harry était ex æquo avec Krum en première place. Je le félicitai et je me détendis, soulagé par la tournure des événements. Rita Skeeter essaya bien entendu d'avoir une entrevue de Harry, mais celui-ci l'ignora en savourant sa victoire.

Sur le chemin du retour, j'avais décidé de marcher un peu derrière les autres avec Olivier. C'était tellement merveilleux comme sensation. J'avais un frère extraordinairement courageux qui avait réussi la première tâche du Tournoi des Trois Sorciers avec les honneurs et j'avais un amoureux génial. Nous les suivions donc de loin en discutant du talent merveilleux de Harry pour voler. Olivier dit qu'il aimerait bien avoir mon frère dans son équipe de Flaquemare. Ça y était, Olivier commençait à parler de Quidditch. Je perdis le reste de ces paroles. Je revoyais plutôt ce qui venait de se passer. Je répondis à peine quand Olivier me fit remarquer que nous nous dirigions vers la volière. Il constata alors que je n'étais pas très attentive et il se contenta de m'embrasser la main. Il savait bien au fond de lui que je venais de vivre une expérience très stressante et que j'avais surtout besoin de sa présence et non de ses discours sur le Quidditch. Nous rejoignîmes donc les autres à l'intérieur de la volière où Harry écrivait une lettre à Sirius. J'eus alors l'idée d'écrire moi aussi à mon parrain pour lui expliquer le déroulement de la première tâche. Ensuite, Ron suggéra qu'on aille fêter la victoire de Harry dans la salle commune où Fred et Georges avaient certainement préparé quelque chose. Ils avaient effectivement organisé une merveilleuse fête. Harry nous montra bien entendu l' oeuf et l'ouvrit même pour nous. Quel bruit affreux il dégageait! Et Harry devait découvrir la signification de tout cela tout seul pour se préparer à la deuxième tâche. J'espérai pouvoir l'aider. Tous les élèves présents essayèrent de trouver ce que Harry aurait à faire et cela occupa une bonne partie de notre nuit. Nous nous couchâmes donc seulement aux petites heures du matin.

Olivier retourna chez lui le surlendemain, car il devait retourner à son entraînement de Quidditch. Je soupçonnais aussi qu'il voulait régler la situation entre lui et Marcus Flint. Quelques jours plus tard, je reçus une lettre d'Émilie où elle me disait qu'elle nous croyait et qu'elle était très inquiète en pensant à la personne qui avait mis le nom de Harry dans la Coupe. J'étais très heureuse qu'elle s'en rende enfin compte. Néanmoins, les cours reprirent normalement et nous découvrîmes quelques jours plus tard que les elfes Dobby et Winky travaillaient aux cuisines de Poudlard. Et oui, Dobby nous expliqua qu'il y avait seulement Dumbledore qui acceptait de payer un elfe de maison et que Winky, qui avait elle aussi été libérée par ses maîtres, n'avait eu d'autres choix que de suivre Dobby. Alors Dobby était maintenant payé, mais pas Winky qui refusait cela.

Le lendemain, nous eûmes une grande nouvelle; il y aurait un bal à Poudlard pour Noël. Je savais déjà qui serait mon cavalier. Olivier, bien sûr. Je lui écrirais une lettre dès que le cours de métamorphose serait terminé. Par contre, Harry avait un air plutôt horrifié lorsque le professeur McGonagall mentionna que les champions devaient danser avec une cavalière lors du bal. Je me demandais bien qui il allait inviter. Peut-être Hermione ou Isabelle, qui sait? À la fin du cours, je me précipitai donc vers la volière pour écrire à Olivier. Il me répondit le jour même qu'il viendrait et que ce serait un honneur pour lui de m'y accompagner. J'appris plus tard qu'Émilie avait fait de même avec Marcus, mais que celui-ci ne pouvait pas venir au bal. Émilie s'en trouva alors vraiment déprimée. Elle n'était que l'ombre d'elle-même. Elle n'avait même plus l'air attentive durant les cours. Ce n'était pas normal. Marcus allait certainement trouver une solution.

Quelques jours plus tard, il y eut une sortie à Pré-au-Lard. J'étais très heureuse parce qu'Olivier m'avait promis de venir me voir. Nous avons donc passé une merveilleuse journée ensemble. J'avais de plus en plus hâte au bal, mais je m'en faisais un peu pour Émilie. Olivier me dit alors qu'il s'était réconcilié avec Marcus et que celui-ci lui avait dit qu'il viendrait visiter Émilie le jour même à Poudlard. Je savais que cela remonterait le moral d'Émilie. Il resta quelques jours, ce qui eut pour effet de redonner un peu de vie à Émilie. Il a même réussi à la convaincre d'aller au bal avec Goyle.

Puis, lors d'un cours de métamorphose, il y eut un événement plutôt étrange. Le professeur McGonagall distribua les copies du dernier examen. J'étais confiante d'avoir une bonne note, comme d'habitude, puisque j'excellais en métamorphose. Harry reçut sa copie et me montra sa note; P. Il ne semblait pas trop déçu et je lui avouai que je m'y attendais un peu avec tout ce qui s'était passé pour la première tâche. Puis, je reçus ma propre copie. J'avais eu seulement A. Je n'y comprenais rien. Émilie me montra sa copie; elle avait eu E. Elle avait plus haut que moi. Bon, tant mieux pour elle. Il faut dire que lors de la passation de cet examen, j'étais très inquiète pour Harry. Je relus mon examen et je trouvai immédiatement toutes mes erreurs. Bof, je ferai mieux la prochaine fois. Une fois toutes les copies distribuées, le professeur McGonagall annonça que le cours était terminé et qu'elle souhaitait s'entretenir avec Émilie. Que pouvait-elle bien lui vouloir? Je sortis de la classe en discutant de mes stupides erreurs avec Isabelle et Hermione. Plus tard, Émilie m'expliqua que le professeur McGonagall l'avait accusé de tricherie. Pourtant, ce n'était pas à son habitude de dire de telles choses. Bien entendu, le professeur Rogue est intervenu dans cette affaire et lors du cours de métamorphose suivant, le professeur McGonagall demanda encore une fois à Émilie de rester, mais cette fois, pour lui faire des excuses. Je ne comprenais pas pourquoi le professeur McGonagall avait fait de telles accusations puisque Émilie ne trichait jamais. Tous mes amis étaient d'accord avec moi là-dessus. Cependant, ce n'était pas l'avis du reste des étudiants, à part bien sûr les Serpentard. Le lendemain, j'entendis deux élèves qui discutaient à propos d'une dispute entre Rogue et McGonagall. J'en parlai aussitôt à Émilie qui me dit qu'elle avait entendu des enseignants parler de la même chose. Je pris alors la décision d'aller voir le professeur McGonagall qui me confia qu'elle était réellement désolée d'avoir proférer de telles accusations et qu'elle ne comprenait même pas pourquoi cela lui était venu à l'esprit. Je racontai alors tout cela à mes amis et j'avais bien l'intention d'écrire à Olivier pour lui expliquer l'étrange comportement de notre directrice. Je reçus d'ailleurs une réponse assez rapidement où il me mentionnait que tout le monde devait devenir fou parce que les parents de Marcus avaient menacé celui-ci de le mettre en dehors de chez lui s'il refusait d'aller aux États-Unis avec eux (dans le même temps que le bal). J'en parlai aussitôt à Émilie qui semblait troublée par cette annonce. Mais l'histoire de tricherie n'était pas encore réglée. Rogue avait fait des pressions auprès de Dumbledore pour que McGonagall fasse des excuses publiques, ce qu'elle fit quelques jours plus tard.

Dans les jours qui suivirent, Émilie semblait de bonne humeur, même si je savais qu'elle désirait toujours aller au bal avec Marcus. Nous étions d'ailleurs à travailler à notre devoirs de métamorphose lorsque celui-ci arriva, à la grande joie d'Émilie. Ce fut une visite très rapide puisque Marcus l'avait fait dans le dos de ses parents. Il ne fallait surtout pas qu'ils s'en rendent compte. Au moins, pendant quelques jours, cela avait aidé Émilie à reprendre goût aux études. J'allais donc régulièrement dans sa salle commune pour faire différents devoirs. Un jour, pendant que nous débattions d'un devoir de Botanique, nous avons été dérangées par l'arrivée de Drago, Crabbe et Goyle. Drago s'est alors mis à rire de Harry, ce qui m'enrageait vraiment. J'en avais assez de ses enfantillages. Je lui rappela donc qu'il était une bien jolie fouine et que je pourrais demander à Maugrey de le transformer de nouveau. Émilie se leva alors et par réflexe, je sortis ma baguette. Elle voulait que je laisse son frère tranquille, mais il n'en était pas question. J'étais é coeurée d'entendre ses sottises. Je me suis alors mise à rire de Drago, en disant qu'il n'était pas assez fort pour se défendre tout seul. Drago me jeta alors un sort, mais il me manqua de peu. Je vis aussi Émilie lever sa baguette. Je fis de même en lui jettant Expelliarmus, mais il se produit quelque chose de bizarre. Elle avait en effet tenté de jeter un sort au même moment que moi. Ma baguette se mit à vibrer et un faisceau lumineux relia nos deux baguettes. Je ne comprenais rien à ce phénomène. Je ne savais pas trop quoi faire.

C'est à ce moment précis que le professeur Maugrey est arrivé. Il regarda nos baguettes et nous dit de tout lâcher. Nous nous exécutâmes et le faisceau disparut. Au même moment, les professeurs McGonagall et Rogue arrivèrent. Je tentai alors d'expliquer la situation, mais Drago dit que c'était de ma faute. Émilie révéla alors comment nos baguettes s'étaient connectées. Les trois professeurs se sont alors éloignés pour discuter. Je les fixais en attendant notre sort lorsqu'un autre phénomène étrange se produisit. Je ne voyais plus le professeur Maugrey, mais bien un homme que je ne connaissais pas. Je regardai alors autour de moi pour voir si tout le monde avait vu la même chose et je constatai à son air qu'Émilie avait vu la même chose que moi. Qui pouvait bien être cet homme et pourquoi personne d'autre qu'Émilie et moi le voyaient? Cela ne dura pas longtemps et nous vîmes de nouveau le professeur Maugrey qui discutait avec les autres enseignants. Rogue et McGonagall ne semblait pas avoir vu cela eux non plus. Je n'y comprenais rien. Les professeurs sont alors revenus vers nous en nous annonçant que nous aurions une retenue tous les trois. J'aurais une retenue avec McGonagall, Émilie avec Rogue et Drago, avec Chourave. Je savais que ça ne serait certainement pas agréable, mais McGonagall ne donnait pas de retenue trop difficile, surtout ennuyante. Quand les enseignants partirent, nous discutâmes, Émilie et moi, de ce que nous avions vu. Ni l'une, ni l'autre, ne pouvions nous expliquer ce phénomène.

Le lendemain, j'ai dû me rendre à ma retenue avec le professeur McGonagall. Ce fut vraiment ennuyant! Je devais récurer les cages des animaux sans utiliser la magie. Je me croyais de retour chez mes Moldus. En accomplissant cette tâche, je rêvassais au bal qui s'en venait à grands pas. Ma retenue s'est ainsi très rapidement passée. En retournant dans la salle commune, je vis qu'il y avait un hibou sur le bord d'une fenêtre. Harry me dit alors que c'était pour moi. J'avais deux lettres. La première était d'Émilie où elle me racontait sa retenue et celle de Drago et où elle me disait que Marcus n'avait toujours pas trouvé le moyen de venir au bal. Au moins, il y envoya un joli pendentif. La deuxième lettre était d'Olivier. Lui aussi me parlait de Marcus, mais ce qui m'intéressait était la date de son arrivée à Poudlard pour le bal. Il me disait dans sa lettre que ce serait une surprise et que je pouvais maintenant ouvrir le paquet qu'il m'avait envoyé. J'aperçus alors un deuxième hibou qui portait ce paquet. Olivier m'avait envoyé des boucles d'oreilles en forme de vif d'or et un bouquet de roses. J'ai trouvé ça tellement romantique! J'avais hâte qu'il arrive!

Quelques jours avant le bal, tout était indiqué pour qu'on commence à se préparer. J'aidais Hermione à choisir une coiffure, ce qui était très compliqué étant donné sa chevelure plutôt coriace. Je reçus alors une autre lettre d'Émilie. Elle semblait vraiment déprimée. J'étais très triste à l'idée de penser qu'elle serait peut-être la seule à ne pas être accompagnée comme elle le voulait. Harry et Ron non plus d'ailleurs. Ron demanda à Fleur Delacour de l'accompagner, mais c'était peine perdue. Je l'avais bien averti que ça ne fonctionnerait pas, mais il n'en démordait pas. Elle refusa, comme j'avais prévu. Puis, Harry se décida enfin à demander à Cho Chang, de Serdaigle. Cependant, il y avait mis tellement de temps avant de faire sa demande qu'elle avait déjà accepté d'y aller avec Cédric Diggory. Au moment où cela se produisit, je ressentis une grande peine et je me doutais de ce qui s'était passé. Je ne fus donc pas surprise lorsque Harry m'annonça qu'elle avait refusé. J'étais vraiment déçu pour lui. Son moral remonta d'un cran quand il apprit que Ron avait aussi échoué sa demande. En plus, tous deux étaient convaincus qu'Hermione n'avait pas encore trouvé de cavalier, même si elle prétendait le contraire et qu'elle disait qu'elle ne pouvait accompagner ni l'un, ni l'autre. Je savais bien qu'elle disait vrai puisqu'elle avait accepté d'y aller avec Viktor Krum. Devant mon petit sourire, Harry me demanda avec qui elle pouvait bien y aller. Je lui répondis qu'elle voulait que je garde ça secret et Ginny ajouta que c'était son affaire. Ron proposa que Ginny y aille avec Harry, mais elle avait déjà accepté d'y aller avec Neville. C'est alors que Parvati Patil entra dans la salle commune. À ce moment, Harry me surpris beaucoup en allant lui demander si elle voulait y aller avec lui! et elle accepta. Elle proposa même que sa lime;soeur jumelle pourrait y aller avec Ron. Tout était donc réglé, enfin, sauf pour Émilie qui ne semblait pas très heureuse à l'idée d'y aller avec Goyle.

La veille du bal, je ne savais plus que faire pour remonter le moral d'Émilie. J'eus alors l'idée de l'inviter à dîner dans ma salle commune, ce qu'elle accepta. Pendant le repas, nous parlions de tout et de rien, mais surtout pas du bal. C'était très difficile avec toute cette ambiance qui régnait à Poudlard. En plus, j'avais tellement hâte qu'Olivier arrive. Je ne crois pas que j'ai vraiment réussi à la rendre un peu plus heureuse ce jour-là, mais au moins, j'aurais essayé. Elle me quitta donc pour retourner à sa salle commune où, j'en était certaine, son jumeau tenterait lui aussi de lui remonter le moral.

Le matin de Noël, j'étais vraiment excitée à l'idée de passer cette soirée au bal avec Olivier. En me levant, je vis les cadeaux au pied de mon lit. Plusieurs personnes étaient d'ailleurs déjà en train de déballer les leurs. Je les pris et je descendis l'escalier qui menait à la salle commune pour aller rejoindre Harry et Ron. Rendue en bas de l'escalier, il y avait quelqu'un qui me tournait le dos et qui bloquait le chemin. Je ne le reconnus pas tout de suite, mais lorsque je mis ma main sur son épaule pour lui dire de faire un peu de place, je sus immédiatement de qui il s'agissait, même avant qu'il se retourne. C'était Olivier! Il était déjà arrivé! Je le retournai en lui tirant légèrement le bras et je l'embrassai avec fougue. Quand nous nous sommes enfin décollés, il me raconta qu'il n'avait pas voulu me dire le moment où il arriverait parce qu'il ne réussissait pas à s'entendre avec le professeur McGonagall. Elle ne voulait pas le laisser venir avant la fin de l'après-midi, mais il avait tellement insisté qu'elle accepta. Olivier me donna ensuite son cadeau. Il me remit alors une très jolie boîte rectangulaire dans laquelle il y avait une plume d'une grande valeur. Je l'avais vu à Pré-au-Lard et Olivier savait que ça me ferait plaisir. Cependant, elle était très coûteuse et je ne pensais pas qu'Olivier avait les moyens de me faire ce cadeau. Il m'a dit qu'il s'était arrangé. J'ai ensuite déballé mes autres cadeaux, que j'avais descendu dans la salle commune, bien entendu. Je reçus le traditionnel chandail tricoté par Mrs. Weasley, des bonbons de la part de Ron, un nouveau sac à dos de Harry, un livre sur les sorts avancés de défense contre les forces du Mal de Lupin et un livre très rare sur de pouvoir de télépathie de la part d'Hermione et d'Isabelle. J'étais très heureuse que tous ces gens aient pensé à moi. Je dus ensuite me séparer d'Olivier parce qu'il fallait que je me prépare pour le bal, mais surtout que j'aide Hermione à se coiffer, ce qui n'était pas une mince affaire. Je suggérai alors à Olivier de passer la journée avec mon frère. Il accepta et me laissa partir.

Ce n'est que vers 19h que nous réussîmes à coiffer Hermione. Elle était vraiment jolie ainsi et j'avais hâte de voir la réaction des garçons. Je me préparai aussi de mon côté et vers 19h30, je descendis avec Isabelle dans la salle commune pour rejoindre Olivier, Harry, Ron et Parvati. Hermione préférait attendre que tous soient partis avant de descendre. Lorsque je vis Olivier et mon frère, je les trouvai immédiatement très élégants. Par contre, Ron avait un drôle d'air dans sa robe d'occasion, mais je gardai mon commentaire pour moi. J'avais en effet capté que Harry pensait qu'il ne fallait surtout pas lui parler de sa tenue, que c'était déjà assez difficile pour lui comme ça. En tout cas, c'est au bras d'Olivier que je me dirigeai vers la Grande Salle. Nous attendions dans le hall d'entrée pour rester avec Harry le temps qu'il soit appelé pour l'ouverture du bal. Je me blottis dans les bras d'Olivier et, à cet instant même, j'aperçus Émilie, qui semblait toujours aussi triste, au bras de Goyle. Pauvre elle, je n'aurais pas aimé être à sa place. Par contre, Olivier m'avait confié que Marcus devait arriver plus tard dans la soirée. Il m'avait fait promettre de ne pas lui en parler, mais c'était très difficile. Je lui fis quand même un geste de la main, mais elle me répondit sans enthousiasme. Le professeur McGonagall arriva alors en disant aux champions qu'ils devaient se préparer pour la première danse. Nous prîmes donc place dans la Grande Salle, mais avant, j'avais souhaité bonne chance à Harry. Je savais qu'il n'aimait pas vraiment la danse. En entrant dans la Grande Salle, j'avais toujours le regard fixé sur Harry et je vis donc l'expression de surprise lorsqu'il vit Hermione accompagnant Viktor Krum. Il semblait heureux pour elle. Puis, je me retournai et je vis le décor enchanteur. C'était magnifique! On aurait dit un palais de glace. Lorsque les champions entrèrent, Ron me demanda où pouvait bien être Hermione. Je lui répondis qu'elle arriverait d'un moment à l'autre. Il fut vraiment surpris lorsqu'il la vit avec Krum. Je décelai même chez lui de la jalousie. Je lui dis alors qu'il aurait dû l'inviter tout de suite au lieu d'attendre. Elle aurait sûrement accepté. C'est donc ainsi que débuta la soirée.

Je dansai toute la soirée dans les bras d'Olivier. Hermione et Isabelle semblaient elles aussi s'amuser avec leur cavalier, mais Harry et Ron restèrent assis à une table. Leurs cavalières semblèrent très fâchées contre eux. À un moment donné, je revins vers la table et je dis à Harry qu'il devrait faire danser Parvati, mais il me répondit qu'il n'en avait pas envie. Je savais bien ce qui le tracassait. Il avait vu Cho Chang au bras de Cédric Diggory et cela le rendrait furieux. Il me dit alors de ne pas m'en faire et de continuer de m'amuser avec Olivier, ce que je fis. Plus tard, j'étais en train de danser lorsque tout le monde arrêta de bouger. Je regardai alors dans la même direction que les autres. Je savais ce qu'ils regardaient. C'était Marcus! Émilie courut jusqu'à lui et se jeta dans ses bras. J'étais vraiment heureuse pour elle. Tout le monde applaudit, même le professeur McGonagall. La musique recommença quand les applaudissements cessèrent et je me remis à danser avec Olivier. Un peu plus tard dans la soirée, Olivier m'entraîna dehors. Nous trouvâmes un banc derrière un petit buisson. Olivier me dit qu'il avait un autre cadeau pour moi. Il sortit alors une petite boîte. C'était une magnifique bague! Sur cette bague, il y avait un coeur coiffé d'une couronne tenu par deux mains. Il m'expliqua que les mains signifient l'amitié, la couronne, la loyauté et le coeur! l'amour. Il me dit qu'il fallait la porter avec le coeur vers moi, ce qui signifiait que mon coeur lui appartenait. Je remarquai alors qu'il en avait une identique. J'étais vraiment émue et je fondis en larmes! Olivier me prit dans ses bras et m'embrassa. C'est alors que nous fûmes surpris par le professeur Rogue. Je m'attendais à ce qu'il m'enlève des points, mais il ne fit que nous dire d'arrêter de faire ça, que si on continuait, il m'enlèverait des points et il est parti. Nous avons donc décidé de changer de place pour trouver un endroit plus discret pour ne pas être repérés. Nous étions là à nous embrasser quand j'entendis des voix. Je repoussai doucement Olivier et je tendis l'oreille en lui faisant signe de ne pas parler. C'était le professeur Rogue qui discutait avec Igor Karkaroff. Ils parlaient de quelque chose qui était de plus en plus visible. Je n'y comprenais rien. Je ne pus en savoir plus puisque les voix s'éloignèrent. Je proposai alors à Olivier de retourner à l'intérieur. Tout en marchant, nous chuchotions en essayant de trouver ce à quoi Rogue et Karkaroff pouvait bien faire allusion. Rendus au bout de la rangée de roses, nous tournâmes et je fonçai directement sur Harry qui marchait avec Ron. Je lui demandai ce qu'ils faisaient là et ils m'expliquèrent qu'ils avaient voulu prendre l'air et qu'ils étaient tombés sur Rogue et Karkaroff qui avaient une drôle de conversation. Je lui expliquai que nous l'avions nous aussi entendue. Nous continuâmes donc notre chemin vers la Grande Salle en compagnie de Ron et de Harry.

La soirée terminée, nous sortîmes de la Grande Salle pour nous diriger vers nos salles communes respectives. Nous aperçûmes alors Hermione qui parlait avec Krum. Elle lui dit au revoir et nous attendit. C'est à ce moment qu'elle et Ron se mirent à s'engueuler parce que Ron disait qu'elle fraternisait avec l'ennemi et qu'elle aurait dû aller au bal avec lui ou Harry et bla, bla, bla. Elle décida donc de remonter au dortoir sans lui dire autre chose. Je courus derrière elle avec Olivier et Isabelle sur les talons. Je sentais qu'elle vivait une très grande peine. Rendus à la salle commune, je dus laisser Olivier quelques temps pour aller consoler Hermione. Quand elle se fut enfin calmée et qu'elle se fut endormie, je retournai dans la salle commune et je passai le reste de la nuit dans les bras d'Olivier à discuter de tout et de rien.

Le lendemain, Harry me raconta que Cédric Diggory lui avait parlé lorsqu'il tentait de revenir à la salle commune. Il lui suggéra de prendre un bain avec l' oeuf pour découvrir la deuxième tâche. Harry m'avoua qu'il n'y comprenait rien, mais qu'il ferait ce qu'il lui avait dit. Je me rendis alors avec Olivier et Harry à la Grande Salle pour le petit déjeuner. Nous y retrouvâmes Hermione, Isabelle et Ron. Hermione et Ron semblaient avoir passé outre leur dispute et discutaient tranquillement de ce que nous avions entendu de la discussion entre Rogue et Karkaroff. Nous nous joignîmes à cette conversation. J'aperçus alors Émilie qui me fit un signe de la main. Je lui répondis par un mouvement de tête, question de ne pas interrompre de récit de Ron.

Le reste des vacances se déroula dans le calme. Nous avions plusieurs devoirs à terminer, mais je désirais aussi passer le plus de temps possible avec Olivier. Nous fîmes donc quelques promenades autour du lac, mais Olivier insista pour que je travaille quand même dans mes devoirs. Il savait à quel point je tenais à mes études et il ne voulait pas que j'aie de moins bonnes notes à cause de lui. Il se contentait donc de me regarder travailler en pensant à de nouvelles stratégies de Quidditch. Deux jours avant le Jour de l'An, je décidai que j'avais besoin d'une petite pause et j'acceptai d'aller avec Olivier voir Émilie et Marcus dans la salle commune de Serpentard. Je voyais bien qu'Olivier était ravi que je prenne cette décision. Malgré ses grands discours, je savais bien qu'il commençait à s'ennuyer. Nous nous dirigeâmes donc à la rencontre d'Émilie et de Marcus. Émilie et moi, nous décidâmes de faire une partie d'échecs alors que Marcus et Olivier discutaient de Quidditch. Je n'étais pas très douée aux échecs, alors je ne fus pas surprise de perdre la partie. Vers le milieu de l'après-midi, alors qu'Émilie tentait de m'expliquer comment elle avait gagné la partie, Drago, Crabbe et Goyle sont arrivés. J'espérais qu'ils ne décident pas de s'amuser à nos dépens. J'aperçus alors un scarabée par terre. J'avais horreur de ces bestioles. Je me levai donc pour l'écraser, mais, à ma grande surprise, Émilie se pencha et le prit dans ses mains. Je lui demandai évidemment ce qu'elle faisait avec cette petite créature dégoûtante et ce qu'elle me répondit me rendit perplexe. Elle m'expliqua qu'ils l'avaient trouvé dans la salle commune et qu'ils l'avaient adopté. Ils lui avaient même donné le nom de Rita. Apparemment, c'était une femelle. Drago proposa alors d'aller la nourrir et il la prit des mains d'Émilie. Je trouvais cette histoire complètement louche! Plus tard, je retournai faire une longue promenade avec Olivier en discutant de cette Rita. Ce fut la dernière fois que je vis les Malefoy, puisqu'ils retournaient à leur manoir pour le Jour de l'An. Le lendemain, je décidai de terminer tous mes devoirs pour passer le reste des vacances avec Olivier. Donc, nous passâmes les jours suivants à discuter et à nous promener, main dans la main. Je passai aussi un certain temps à tenter d'aider Harry à résoudre l'énigme de l' oeuf et surtout, à le convaincre d'essayer ce que Diggory lui avait dit. Plus tard, la séparation d'avec Olivier fut plutôt pénible, mais il m'assura qu'il viendrait me voir le plus rapidement possible. Au pire, nous allions pouvoir passer la St-Valentin ensemble.

Le matin de la reprise des cours, Harry n'avait toujours pas réussi à trouver ce qu'il devrait faire pour la deuxième tâche. Il n'avait pas non plus essayé la tactique de Diggory. Il semblait fâché contre lui. Au début, je ne comprenais pas, mais en me concentrant, il arriva quelque chose d'étrange. C'était comme si je pouvais lire ses pensées comme si elles étaient écrites dans un livre. Je vis alors qu'il pensait à Cho Chang. Moi qui croyais que cette histoire était terminée! Mais non! Il était jaloux de la relation entre Cho et Cédric Diggory. Je comprenais maintenant ce qui le tracassait. Je trouvais ça dommage pour lui. Je décidai donc de ne pas intervenir tant qu'il ne m'en parlerait pas. Nous assistâmes alors au premier cours du trimestre, celui de Botanique. J'oubliai rapidement les soucis de mon frère puisque c'était une des mes matières préférées. En sortant du cours, nous nous dirigeâmes vers la cabane de Hagrid pour le cours de Soins aux créatures magiques. Je n'avais pas vraiment envie d'y aller parce qu'il faisait très froid dehors.

Rendus près de la cabane de Hagrid, nous avons eu toute une surprise. Ce n'était pas Hagrid qui y était, mais une vieille sorcière. Ron lui demanda qui elle était. Elle répondit qu'elle était le professeur Gobe-Planche. J'étais très inquiète de ne pas voir Hagrid et je sentis que mes amis étaient dans le même état. Harry demanda à cette enseignante remplaçante où était Hagrid et elle nous mentionna qu'il était indisposé. C'est à cet instant précis que je remarquai la présence des jumeaux Malefoy et de leur petite bande parce que Drago éclata de rire. Je regardai Émilie pour lui faire signe de faire taire son frère, mais elle semblait plutôt intéressée par ce que le professeur Gobe-Planche voulait nous montrer. En effet, nous étions déjà en train de marcher vers la forêt. En me retournant, j'aperçus ce qui intéressait tant Émilie. Il y avait devant moi une superbe licorne blanche. Le professeur dit alors aux garçons qu'ils devaient rester à l'arrière parce que les licornes préféraient, semble-t-il, les filles. Harry, qui était de plus en plus en colère de ne pas en savoir plus sur l'absence d'Hagrid, faisait de gros efforts pour rester calme. Lorsqu'il remarqua que je m'intéressais plus à ses émotions qu'à la licorne, il me fit signe de laisser tomber et de me concentrer. Je me suis alors mise à écouter le professeur Gobe-Planche avec attention. Quelques minutes plus tard, je sentis que quelque chose n'allait pas pour Harry. Je me retournai et j'aperçus que Drago lui montrait un papier. Harry semblait furieux. Je jetai un regard à Émilie pour savoir ce que son frère manigançait. Elle me regarda, mais ramena vite son attention sur la licorne. J'avais réellement hâte que le cours se termine pour savoir ce qui se passait. J'ai bien voulu me concentrer pour lire les pensées de mon frère, mais comme je ne savais pas trop comment j'avais fait, je ne réussis pas. Il fallait donc que j'attende la fin du cours pour parler à Harry.

Lorsque le cours se termina enfin, je me dirigeai rapidement vers Harry. Il nous expliqua, à Hermione, Isabelle et moi, que Drago lui avait remis un article de Rita Skeeter qui traitait entre autre du fait que Hagrid était à demi géant. Drago avait même été interviewé. Mais où avait-elle bien pu apprendre tout ça? Ce n'était certainement pas Drago qui le lui avait dit puisqu'il n'était pas au courant. Néanmoins, j'étais très en colère que Drago ait dit toutes ces bêtises à propos d'Hagrid. Émilie devait sans doute être au courant et c'est pour cette raison qu'elle détournait le regard pendant le cours. Il fallait que j'en aie le coeur net. Je décidai donc d'aller immédiatement voir Émilie.

Je la trouvai assez rapidement et je lui bloquai le chemin pour lui demander des explications. Elle semblait se douter du sujet dont j'allais lui parler. Je lui ai alors demandé comment elle avait pu laisser son frère dire de telles sottises. J'étais hors de moi! Je ne lui ai même pas laissé le temps de répondre et j'ai rajouté que son frère n'était qu'un menteur et qu'elle n'était qu'une prétentieuse finie. Elle me répondit avec son petit air supérieur que son frère pouvait dire ce qu'il voulait et bla, bla, bla! Je n'avais plus aucun contrôle sur mes actes. Je sortis ma baguette et elle fit de même. C'est alors que Mme Bibine arriva et nous demanda ce qui se passait. Je rangeai donc ma baguette et Émilie aussi. Puis, nous repartîmes chacune dans la direction opposée.

Le soir venu, j'avais un peu repris mes esprits en racontant ce qui s'était passé à mes amis. Harry proposa qu'on aille voir Hagrid pour qu'il revienne nous donner ses cours. Nous nous dirigeâmes donc vers sa cabane, mais en arrivant, il refusa de nous ouvrir. Il ne se montra d'ailleurs pas du reste de la semaine. J'eus quand même toute une surprise en retournant à la salle commune le soir même. Il y avait un hibou qui m'attendait. Il portait une lettre du professeur! Rogue! Que me voulait-il, celui-là? J'ouvris donc l'enveloppe et je lus la lettre. Il mentionnait qu'il avait entendu parler de ma dispute avec Émilie et qu'il ne me blâmait pas, mais il voulait me voir dans son bureau le lendemain soir. Voyons donc! Depuis quand se mêlait-il de nos chicanes? Bon, comme c'était un enseignant, il fallait que j'aille au rendez-vous, même si je n'y comprenais rien. J'avais d'ailleurs décidé d'en parler à mes amis qui me confirmèrent que je devais absolument y aller.

Le lendemain, je me rendis donc au bureau du professeur Rogue comme prévu. Je me demandais bien ce qu'il voulait tant me dire. En arrivant, je frappai d'abord à la porte. Rogue vient m'ouvrir la porte et il me salua gentiment. Décidément, il y avait quelque chose qui ne tournait pas rond. Il me fit asseoir et me proposa une tasse de thé. Il voulait sans doute me faire avouer quelque chose en y versant du Véritasérum, mais je ne pouvais le lui refuser. J'acceptai, mais avec l'intention de ne pas en boire une goutte. Il me demanda alors comment la dispute entre Émilie et moi avait commencé. Je lui racontai tout en avouant que j'avais peut-être un peu exagéré en sortant ma baguette, mais que j'étais exaspérée par l'attitude de Drago et le manque de compréhension d'Émilie. Il m'écouta jusqu'au bout sans ciller. Je m'attendais à ce qu'il sorte de ses gonds, mais il n'en fit rien. Il m'expliqua plutôt qu'il trouvait ça dommage que nous ruinions une si belle amitié pour quelque chose dont Émilie n'avait pas du tout le contrôle. Je n'étais pas tout à fait d'accord avec lui, mais je me contentai d'écouter. Il m'expliqua alors qu'il avait décidé, avec le professeur McGonagall, de nous jumeler, Émilie et moi, pour le prochain travail de métamorphose. J'allais donc être obligé de travailler avec Émilie. Il fallait qu'elle se rende compte de mon point de vue et que ce travail se fasse au plus vite parce que je ne l'endurerais pas très longtemps. Je pris alors les devants en lui écrivant une courte lettre pour l'inviter dans ma salle commune pour travailler.

Le jour suivant, je l'attendis au moment convenu devant l'entrée de ma salle commune. Lorsque je la vis qui approchait, je dis rapidement le mot de passe pour ne pas qu'elle entende, sans la regarder. Nous nous installâmes dans un coin pour travailler. J'avais dit à mes amis de se tenir loin pour ne pas nous déranger, comme je voulais terminer au plus vite. Harry avait bien entendu contesté un peu cela, mais il finit par comprendre qu'elle ne me ferait rien. Donc, nous sortîmes chacune notre livre de métamorphose. Émilie lut les instructions de McGonagall et me passa la feuille pour que je puisse les lire à mon tour. Elle me demanda ensuite si j'avais des idées. Je lui répondis sèchement que je n'en avais pas et que nous devrions y penser quelques minutes. Il se produisit alors un événement complètement inattendu et surtout incompréhensible qui nous réconcilia. En effet, je levai la tête en jetant un regard vers Émilie lorsque je croisai son regard et nous avons éclaté de rire toutes les deux. Nous avons ri un bon moment et cela détendit l'atmosphère tout en nous réconciliant. Lorsque nous avons enfin arrêté de rire, nous nous sommes mises au travail. Notre après-midi fut très productif ce jour-là et je dois avouer que j'étais plutôt heureuse que notre querelle soit terminée. Nous décidâmes ensemble de ne plus reparler de tout ça et Émilie me demanda de ne plus parler de son père. Bon, même si je suis très curieuse, j'ai accepté pour que notre relation reste harmonieuse.

Le mois de janvier se déroula donc d'une façon plutôt joyeuse, enfin, pour la plupart des élèves. De mon côté, j'étais très inquiète pour la deuxième tâche puisque Harry n'avait pas encore réussi à résoudre l'énigme de l'oeuf. Nous avons quand même réussi quelque chose de bien; redonner un peu de joie de vivre à Hagrid. Même si son accueil fut plutôt froid, il fut très heureux de nous voir quand il s'est rendu compte que nous avions vraiment envie de le voir. Par contre, l'arrivée de la St-Valentin fut plutôt pénible pour moi. J'étais toujours inquiète pour Harry, mais c'était surtout le fait que Olivier ne réponde plus à mes lettres qui me rendait si déprimée. Je n'y comprenais rien. Ça faisait deux fois qu'il ne me répondait pas. Le jour de la St-Valentin, je trouvais ça d'autant plus difficile puisque tous les amoureux semblaient s'afficher en public et toujours pas de nouvelles d'Olivier. En plus, personne ne semblait se soucier de moi. Tout le monde était préoccupé par l'énigme de l'oeuf. Cependant, un soir, Harry vint me voir pour me demander ce qui se passait. Il disait qu'il ressentait une profonde déprime, mais que ce n'était apparemment pas ses sentiments. Il me réconforta un peu et ses efforts me redonnèrent le courage de continuer mon travail scolaire. Il m'annonça qu'il avait finalement réussi à résoudre l'énigme et il m'expliqua que la tâche se passerait dans le lac noir. Par contre, il ne savait toujours pas comment s'y prendre pour être capable de respirer sous l'eau. Il faudrait que je me penche là-dessus, mais il fallait immédiatement terminer le travail pour McGonagall que nous avions commencé, Émilie et moi. J'en parlai évidemment avec Émilie qui semblait compatir avec ce qui m'arrivait. Deux jours après cette conversation, Émilie me convainquit que ça me ferait le plus grand bien d'aller un peu à Pré-au-Lard, chez Marcus. J'acceptai, même si je n'étais pas convaincue. En entrant chez lui, j'ai cru que j'avais des hallucinations! Olivier était là! Je lui sautai dans les bras. Émilie et Marcus décidèrent de nous laisser seuls quelques temps. Olivier m'expliqua alors que c'était ses nombreuses défaites de Quidditch qui le rendaient si triste et c'est pour ça qu'il ne se sentait pas capable de m'écrire. Je le réconfortai un peu, tout en lui disant la peine que j'avais eue de ne pas passer la St-Valentin avec lui. Il s'excusa et nous nous embrassâmes un long moment. Plus tard, sur le chemin du retour, je remerciai Émilie. Elle m'avait rendue tellement heureuse.

La veille de la deuxième tâche, nous avons fait de nombreuses recherches pour trouver ce qui permettrait à Harry de respirer sous l'eau. Même à cinq, nous n'y arrivions pas. Je n'avais aucune idée de ce qui pourrait le faire respirer. J'étais découragée, il fallait trouver une solution! Nous étions en pleine discussion sur l'impossibilité de devenir un animagus si rapidement lorsque Fred et Georges arrivèrent. Ils prétendaient que le professeur McGonagall voulait que Hermione et moi, nous nous rendions immédiatement au bureau de Dumbledore. Hermione dit alors à Harry que nous allions les retrouver à la salle commune plus tard. Je me demandais bien pourquoi nous devions aller dans le bureau de Dumbledore. J'espérais que ce n'était pas parce que nous avions aidé Harry.

Le professeur McGonagall se tenait à l'entrée du bureau de Dumbledore pour nous faire entrer. Je lui jetai un regard inquisiteur, mais elle ne me dit rien. Elle me fit plutôt signe de me dépêcher. Arrivées à la porte du bureau, Hermione frappa et nous entrâmes. Il y avait une petite fille avec Dumbledore. À entendre son accent, j'en déduis qu'elle venait de Beauxbâtons. Le professeur Dumbledore nous salua et nous dit qu'il fallait encore attendre quelqu'un avant qu'il nous explique les raisons de notre présence là. Nous attendîmes donc quelques minutes dans le silence le plus total. Quelques minutes plus tard, quelqu'un frappa à la porte. La porte s'ouvrit et j'eus la surprise de voir Émilie entrer. Elle me regarda et avait l'air tout aussi embêtée que moi. Apparemment, personne ne savait pourquoi nous étions là. Le professeur Dumbledore prit alors la parole et nous expliqua que nous avions été choisies pour jouer un rôle figuratif. Il allait nous endormir dans un sommeil magique et nous descendre au fond du lac. Les champions devraient alors venir nous chercher. Chacune de nous avions été choisie parce que nous étions la personne la plus chère pour chaque champion. J'avais été choisie pour Harry, Hermione pour Krum, la petite fille du nom de Gabrielle pour sa style="color: lime;soeur Fleur et Émilie pour! Cédric. Je n'y comprenais rien. Elle m'avait bien parlé qu'il lui tournait autour depuis quelques temps, mais je croyais qu'il aimait Cho Chang. Émilie semblait tout aussi étonnée que moi. Elle parla alors de sa crainte au directeur. Il lui dit que Cédric avait beaucoup d'affection pour elle et qu'il n'hésiterait pas à la sauver. Tous devinrent silencieux pendant quelques minutes. Hermione demanda alors ce qui allait se passer. Dumbledore nous expliqua que nous ne courions aucun danger, que le sommeil magique allait faire effet jusqu'à ce qu'on émerge de l'eau et que si les champions n'arrivaient pas à nous sauver, quelqu'un viendrait nous chercher. C'est alors qu'il nous plongea dans ce sommeil magique. Je m'endormis rapidement en espérant que Harry trouve un moyen de respirer sous l'eau parce que Hermione et moi, nous ne pourrions plus l'aider. J'espérais aussi qu'Olivier ne soit pas trop inquiet par mon absence!

C'est dans l'eau glacée et avec les cris des spectateurs que je repris conscience. Je tenais la petite fille nommée Gabrielle par la main. Quand je m'aperçus enfin de ce qui m'arrivait, je tirai la petite fille jusqu'à la plate-forme. Mais où était Harry? Je me retournai et je vis sa tête émerger de l'eau. Il était juste derrière moi. Je compris aussitôt qu'il allait bien. Arrivée à la plate-forme, je poussai la fillette pour l'aider à monter sur le bord du quai. Quelqu'un la prit et je sentis une main me saisir et me tirer hors de l'eau. C'était Olivier! Il m'avait cherché depuis la veille avec Harry et Ron. Heureusement, il avait compris dès le début de la tâche que c'était moi qu'on avait placé au fond de l'eau pour Harry. Par contre, cela ne l'avait pas vraiment rassuré, mais il savait au moins où j'étais. Il enroula une couverture chaude autour de mes épaules et m'étreignit un long moment. Harry arriva dès lors près de moi. Je lui remis une couverture. Il avait l'air épuisé. Je voulais lui demander pourquoi il avait sorti la fillette de l'eau, mais Mme Pomfresh nous tira un peu à l'écart pour nous faire boire une potion vraiment très forte qui me fit sortir de la vapeur des oreilles. Heureusement, cela me soulagea. J'observai alors ce qui se passait autour de moi. J'appris que Cédric avait sorti Émilie assez rapidement de l'eau. On entendit alors le résultat de cette tâche. Cédric obtint 47 points pour avoir sorti Émilie le premier, Harry 45 points pour m'avoir non seulement sortie de l'eau, mais aussi la soeur de Fleur. Nous apprîmes alors que Cédric et Harry étaient à égalité dans le Tournois. J'étais vraiment très fière de mon frère. Je lui sautai d'ailleurs dans les bras. Il était tellement épuisé qu'il faillit tomber à la renverse.

Dans les jours qui suivirent, tout allait pour le mieux. Olivier avait passé quelques jours avec nous pour s'assurer que j'allais bien et tous les Gryffondor étaient très heureux de l'attitude de Harry durant la deuxième tâche. Hermione, quant à elle, semblait un peu irritée puisque plusieurs élèves la taquinaient parce que c'était à elle que Krum tenait le plus. Heureusement que la sortie à Pré-au-Lard approchait. Par contre, j'étais un peu inquiète parce que Sirius avait écrit à Harry pour lui dire qu'il viendrait nous voir à Pré-au-Lard. Je ne trouvais pas que c'était l'idée du siècle. Quelques jours avant cela, Hermione a encore eu quelques problèmes. En effet, juste avant le cours de potions, les élèves de Serpentard étaient là qui ricanaient. Ils arrêtèrent Hermione et lui donnèrent la revue Sorcière-Hebdo. Elle ne le lit pas tout de suite, préférant s'installer pour le cours de potions. Une fois installée et que le professeur Rogue ait tourné le dos, elle feuilleta le magasine. Elle nous raconta qu'il avait été écrit par Rita Skeeter, qui mentionnait certains choses que Krum lui avait parlé juste après l'avoir sorti du lac. Pourtant, elle nous assura qu'il n'y avait personne aux alentours. Nous étions tellement absorbés par ce qu'elle disait que nous n'entendîmes par Rogue approcher. Il enleva 10 points à Gryffondor et lut l'article à haute voix, tout en le commentant. Les Serpentard riaient tellement qu'on entendait à peine la lecture du professeur Rogue. Je jetai un regard vers Émilie et je m'aperçus qu'elle riait elle aussi. J'étais très en colère contre elle. Décidément, elle ne pensait jamais à la peine que cela pouvait nous faire. Ensuite, Rogue nous sépara pour le reste du cours. Bien entendu, les Serpentard trouvaient cela très drôles. Heureusement, je remarquai qu'Émilie ne riait plus. J'en fus soulagée. Nous nous sommes donc remis au travail, mais je continuais d'examiner Rogue. Il alla bien entendu parler à Harry et je me doutais que ça ne devait pas être très agréable parce que je ressentais ce qui se passait dans la tête de Harry, mais je n'essayai pas de lire ses pensées voyant qu'il avait la situation en main. Il semblait montrer un très grand contrôle de lui-même. Je me remis au travail et quelques minutes plus tard, quelqu'un frappa à la porte. C'était Karkaroff. Rogue lui dit qu'il ne lui parlerait qu'à la fin du cours, mais Karkaroff semblait si déterminé qu'il resta planté là. À la fin du cours, je remarquai qu'Harry avait délibérément renversé quelque chose sur la table. Lorsque les autres sortirent, j'allai immédiatement aider mon frère, mais je savais bien qu'il voulait simplement écouter! et moi aussi. Les jumeaux Malefoy semblèrent s'être trouvés un prétexte eux aussi pour entendre la conversation, car ils restèrent dans la salle de classe. Karkaroff parlait de quelque chose qui était de plus en plus nette. Je n'y comprenais rien et j'essayai de voir ce que c'était lorsqu'il remonta sa manche pour montrer son avant-bras à Rogue. Cependant, je ne réussis pas à voir ce qu'il en était. Lorsque Rogue s'aperçut de notre présence, à moi et à mon frère, il nous demanda ce que nous faisions et nous lui avons répondu que nous nettoyions un dégât sur la table. Karkaroff sorti immédiatement, l'air furieux.

Le lendemain, ce fut enfin la sortie à Pré-au-Lard. Nous avions grandement besoin de décrocher un peu de toute cette histoire de Tournoi des Trois Sorciers, mais j'étais toujours inquiète en pensant au risque que prenait Sirius en venant nous voir. Arrivés à Pré-au-Lard, il fallait trouver un peu de nourriture pour Sirius avant de le rejoindre. Une fois toutes les choses rassemblées, nous sommes allés à l'endroit convenu où Olivier nous attendait avec un gros chien noir; c'était Sirius. Nous l'avons suivi pendant une bonne demi-heure avant d'arriver à sa cachette. Il se transforma alors et pendant qu'il mangeait ce que nous lui avions rapporté, nous discutions de toute l'histoire qui avait mené Harry à participer au Tournoi, depuis la Coupe du Monde de Quidditch. C'est à cet instant que nous apprîmes que Barty Croupton avait un fils qui était un Mangemort. Plus tard, il fallait rentrer avant de se faire repérer et Sirius nous fit promettre de ne pas venir le voir à sa cachette. Il aimait mieux qu'on lui écrive. Il nous accompagna durant une bonne partie du trajet, puis, rendus à notre point de rencontre du départ, nous le laissèrent. Olivier nous accompagna jusqu'à l'entrée du village et il me serra dans ses bras avant de nous quitter. Durant cette étreinte, il me glissa à l'oreille qu'il aurait une surprise pour moi, mais il s'enfuit avant que j'aie le temps de lui en demander plus. Nous sommes donc retournés à Poudlard à l'heure prévue. Les autres discutèrent de notre rencontre avec Sirius, mais moi, je ne faisais que penser à ce que me préparait mon Olivier. Au moins, cela me fit penser à autre chose qu'au Tournoi pour quelques jours.

Trois jours plus tard, j'eus enfin la réponse à mes questions. C'était une journée ensoleillée. Je venais à peine de me lever lorsque Hermione s'approcha de mon lit pour me dire que j'avais un visiteur dans la salle commune. À voir son sourire, je savais que c'était Olivier. J'allais enfin avoir ma surprise. Dès qu'il me vit, Olivier vint me serrer dans ses bras et il m'embrassa un long moment jusqu'à ce que Harry lui dise d'arrêter ça, que ça le gênait. Olivier relâcha donc son étreinte et nous expliqua qu'il était venu disputer un match de Quidditch ici même à Poudlard. Ils avaient un problème avec leur terrain et Dumbledore avait accepté de leur prêter notre terrain. Ce dernier pensait que cela ferait un excellent intermède entre les tâches du Tournoi, tant pour nos invités que pour nous. Ils devaient jouer contre les Faucons de Falmouth. J'étais vraiment très heureuse de cela. Olivier m'expliqua qu'il pourrait même rester quelques jours après le match puisqu'ils ne pouvaient pas s'entraîner à leur stade habituel. Ils s'entraîneraient à Poudlard. J'étais enchantée d'apprendre cela. Je réalisai ensuite qu'Émilie devait elle aussi être très heureuse puisque Marcus jouait dans la même équipe. Il était donc à Poudlard lui aussi pour quelques jours. Nous sommes donc allés déjeuner pour ensuite aller assister à l'entraînement d'avant match de l'équipe de Flaquemare. Olivier réussit même à convaincre son capitaine de nous laisser jouer avec eux. Cependant, nous ne devions pas nuire à l'entraînement. Nous enfourchâmes donc nos balais. C'était merveilleux. Je dois avouer que je m'ennuyais de cette merveilleuse sensation du vol sur balai. Nous participâmes donc au réchauffement. Ensuite, le capitaine nous dit qu'il préférait que nous nous contentions d'être spectateurs pour la suite de l'entraînement puisque les joueurs devaient se concentrer pour cet important match. Nous retournâmes donc dans les gradins sans dire un mot. Je trouvais que Olivier et Marcus étaient très en forme et je me réjouis à penser que le match serait sans doute très intéressant.

Après l'entraînement, le capitaine suggéra à ses joueurs d'aller prendre un bon repas à la Grand Salle de Poudlard, où le directeur les avait invités, et de se reposer dehors ou dans les vestiaires durant le temps d'attente d'avant match. Olivier vint donc manger avec nous et Marcus, avec les Serpentard. Durant l'après-midi, Olivier et moi nous nous installâmes sur le sofa de la salle commune à discuter tranquillement, mais je sentais le stress monter en lui. Je m'efforçais de l'encourager du mieux que je le pouvais. Une heure avant le match, Olivier nous quitta pour aller se préparer. Je fis une partie d'échecs avec Isabelle pour passer le temps. Pendant ce temps, Hermione aidait Harry et Ron à terminer leur devoir d'histoire de la magie. Normalement, je m'occupais de Harry, mais j'avais la tête ailleurs et je savais que Harry comprenait cela. Quinze minutes avant le match, nous nous dirigeâmes vers les gradins où les étudiants de Poudlard et ceux des autres écoles avaient des places réservées. Il y avait vraiment plus de monde qu'à l'habitude parce qu'il y avait tous les supporters des deux équipes en plus de toute l'école et de nos invités. Je comprenais maintenant le stress d'Olivier. Le match fut spectaculaire. Flaquemare le remporta avec une nette avance. Olivier avait très bien jouer en faisant des arrêts spectaculaires. J'étais très fière de lui. Après le match, il y eut une fête grandiose dans la Grande Salle en l'honneur du Club de Flaquemare. Nous dansâmes une bonne partie de la nuit et le professeur McGonagall eut beaucoup de difficulté à convaincre tous ces gens d'aller se coucher. C'était merveilleux!

Le lendemain matin, ou plutôt, le lendemain après-midi, je descendis avec Olivier dans la Grande Salle pour manger un peu. Un peu plus tard, alors que nous avions décidé d'aller faire une petite promenade avant qu'Olivier ne reparte, j'aperçus Harry, Ron et Hermione qui se dirigeaient vers nous. Ron et Hermione semblaient furieux l'un contre l'autre et Harry avait l'air découragé de les entendre se disputer. Harry me raconta qu'ils étaient allés voir Dobby dans les cuisines et Hermione avait décidé de convaincre des elfes de maison qu'ils avaient le droit d'être heureux et d'avoir leur liberté. Le problème, c'est que Ron avait peur que les elfes ne les laissent plus venir les voir et surtout, qu'ils ne leur fassent plus si bien à manger. Hermione et lui s'étaient disputés à cause de ça. Harry ne savait plus quoi faire d'eux. Je lui dis alors que je voulais parler seul avec Harry et Olivier et j'invitai Harry à faire la promenade avec nous. En vérité, je n'avais rien de spécial à dire à Harry, mais je voulais lui donner un peu de répit. Il promit à Hermione et à Ron d'envoyer les provisions qu'ils avaient ramassées aux cuisines pour Sirius. Il nous suivit donc un moment, puis se dirigea vers la volière pour envoyer le paquet à Sirius. Je ne le revis plus du reste de la journée et j'en profitai pour passer un dernier bon moment avec Olivier avant sa prochaine visite. Je commençais à m'habituer à ses départs, mais ça me faisait toujours autant de peine lorsque je le voyais partir.

Le jour suivant, je me suis levée tôt puisque j'avais rêvé qu'Olivier me quittait et je ne fus plus capable de m'endormir à cette pensée. Je descendis donc dans la Grande Salle pour pendre mon petit déjeuné. Un peu plus tard, Harry, Ron, Hermione et Isabelle arrivèrent. Ron et Hermione semblaient un peu plus de bonne humeur que la veille. En tout cas, le climat était beaucoup moins lourd. Nous étions là à discuter de tout et de rien lorsque plusieurs hiboux et chouettes se posèrent sur la table, juste devant Hermione. Elle attendait bien la Gazette du Sorcier, mais elle me jura qu'elle n'avait qu'un abonnement. Je me demandais bien ce que cela signifiait. Elle se mit donc à lire les différentes lettres. C'étaient des lettres de menace envers elle parce que les gens croyaient tout ce qui avait été écrit dans la Gazette. Je trouvais cela parfaitement idiot. Je dis à Hermione de ne pas s'en faire avec ça, mais je savais bien que cela la rendait triste. Elle suivit bien mon conseil et n'ouvrit plus aucune lettre, mais elle reçut plusieurs Beuglantes qui explosèrent en pleine Grande Salle. Et Rita Skeeter qui en rajoutait de plus en plus dans ses articles. On se demandait bien comment elle pouvait en savoir autant sur nous alors qu'elle ne pouvait plus mettre les pieds à Poudlard. J'écrivis quelques lettres à Olivier, mais il n'arrivait pas lui non plus à trouver comment elle avait pu faire.

Cela continua encore plusieurs jours, mais nous essayions de ne plus y faire attention. Puis, Émilie revint d'une fin de semaine au manoir des Malefoy. Je lui racontai toute l'histoire. Elle sembla désolée pour Hermione, mais elle semblait préoccupée par quelque chose d'autre. Je me demandais bien ce qu'elle mijotait encore. J'espérais que ce ne soit pas encore un coup de son frère. J'ai alors eu l'idée d'écrire à Olivier pour lui demander de faire une petite enquête auprès de Marcus. Je n'eus pas le temps d'attendre sa réponse avant de savoir ce qu'il en était puisque Émilie m'avait écrit une lettre pour me mettre en garde. Elle disait que Harry ne devait absolument pas participer à la troisième tâche. Voici ce qu'elle m'écrivit à ce sujet:

« J'ai lu beaucoup sur les derniers tournois des Trois Sorciers récemment et je dois te dire que ce que j'ai appris n'est pas vraiment très réjouissant. D'abord, tu n'ignores sans doute pas que plusieurs des concurrents du tournoi sont morts durant les épreuves, mais ce n'est pas tout. J'ai également découvert que de toutes les épreuves du tournoi, c'est la troisième tâche qui est la plus difficile et surtout la plus dangereuse. Elle a été très meurtrière dans le passé, car tous les concurrents morts ont été tués durant la troisième tâche, et encore, ils avaient pourtant toutes les connaissances requises pour affronter cette épreuve, ce qui n'est pas le cas de ton frère! Il a eu beaucoup de chance jusqu'à maintenant, mais là, ça pourrait être extrêmement risqué pour lui! Ce n'est pas très brillant de vouloir réaliser cette tâche, quand on sait qu'Harry n'a même pas l'âge pour participer au tournoi et qu'il ne sait pas la moitié des sorts qui pourraient l'aider dans cette tâche. Donc, si tu tiens à ton frère, tu devrais peut-être lui conseiller d'abandonner la compétition. Je pense que tout le monde comprendrait ça, Dumbledore le premier. Et puis, si ton frère déclare forfait, il y a toujours Cédric Diggory pour sauver l'honneur de Poudlard! Pense-y. Si ton frère n'est pas assez préparé et assez prudent, il pourrait mourir dans la troisième tâche et je sais que tu ne le souhaite pas. Je ne te dis pas ça pour te faire peur, mais plutôt pour t'encourager à protéger ton frère. »

Je lui répondis assez rapidement que si Dumbledore jugeait que Harry devait participer, il devait avoir ses raisons. Il devait le croire capable d'affronter la troisième tâche. J'étais très inquiète moi aussi, mais je devais plutôt tenter de supporter mon frère et non le décourager. Je crus alors qu'Émilie voulait simplement que Harry ne remporte pas les honneurs. Je me suis mise à penser que c'était peut-être elle qui était derrière les lettres qu'Hermione recevait. Je lui fis part de mes soupçons, mais elle me jura qu'elle n'avait rien à voir là-dedans. Je la croyais et je ne lui en parlai plus.

Quelques jours plus tard, le professeur McGonagall vint avertir Harry qu'il devait se rendre au terrain de Quidditch où M. Verpey lui expliquerait la troisième tâche. Le soir venu, Harry se dirigea vers son point de rendez-vous. Bien entendu, nous ne pouvions l'accompagner puisqu'il devait se préparer seul pour le Tournoi. J'en ai donc profité pour aller écrire une lettre à Olivier, qui me manquait terriblement.

Plus tard, étant allée envoyer ma lettre à Olivier à la volière, j'étais sur le chemin du retour lorsque je sentis que quelque chose n'allait pas pour Harry. C'était comme s'il paniquait. Je réussis à lire dans son esprit qu'il devait absolument aller voir Dumbledore. Je courus donc en direction du bureau de Dumbledore. Je vis alors Harry qui prononçait le mot de passe pour pouvoir accéder à l'escalier qui menait à son bureau. Ça ne semblait pas fonctionner. Il faut dire que Harry avait entendu le mot de passe deux ans auparavant. Dumbledore devait l'avoir changé. Je venais à peine d'arriver près de lui qu'il me dit qu'il fallait trouver Dumbledore le plus rapidement possible et qu'il allait voir s'il était à la salle des professeurs. C'est alors que nous tombèrent sur la dernière personne que nous voulions voir à cet instant; le professeur Rogue. Harry lui expliqua qu'il devait voir Dumbledore, mais Rogue ne voulait pas qu'on le voit. C'est alors que Dumbledore lui-même sortit de la salle des professeurs. Harry lui expliqua tout et il lui dit de lui montrer où était M. Croupton. Je ne comprenais rien! Bien sûr, Harry n'avait pas encore eu le temps de m'expliquer quoi que ce soit. Je les suivis donc. Dumbledore sembla inquiet de savoir que Harry avait laissé M. Croupton avec Viktor Krum. Nous trouvâmes alors Krum qui était apparemment stupéfixé. Par contre, il n'y avait aucune trace de M. Croupton. Dumbledore réanima Krum et Hagrid arriva. Dumbledore lui demanda d'aller chercher le professeur Karkaroff puisqu'un de ses élèves avait été attaqué et le professeur Maugrey, mais c'était inutile puisque je voyais le professeur Maugrey s'approcher de nous. Hagrid partit donc chercher Karkaroff. Dumbledore dit au Maugrey qu'il ne savait pas où était M. Croupton. Alors, Maugrey proposa de le chercher. Karkaroff arriva et sembla furieux d'apprendre qu'un de ses élèves avait été attaqué. Dumbledore ordonna alors à Hagrid de nous ramener au château et il nous dit que nous devions absolument rester dans la tour. Rendus à la salle commune, nous avons tout raconté à Hermione, Ron et Isabelle qui se demandaient où nous étions.

Le lendemain matin, Maugrey vint nous voir parce qu'il voulait reparler de tout ça. Il nous dit surtout qu'il fallait se concentrer sur la troisième tâche et que nous devrions tous aider Harry pour être certain qu'il soit prêt. Un peu plus tard, Harry avait dû se rendre au bureau de Dumbledore. Celui-ci le laissa seul quelques instants et c'est à ce moment qu'Harry découvrit un objet qu'on appelait la pensine. En l'utilisant, il apprit que Rogue avait été un Mangemort et que M. Croupton avait un fils qui était lui aussi un Mangemort. Pendant ce temps, j'avais écrit une lettre à Olivier. J'avais aussi prévenu Lupin de ce qui se passait. Harry écrivit quant à lui à Sirius. Ils nous ont tous répondu immédiatement. Olivier semblait le plus inquiet. Il me dit de ne plus quitter le château, sauf pour les cours et jamais seule. Il me disait qu'il arriverait bientôt pour la troisième tâche. Je repensai alors à ce qu'Émilie m'avait dit, ou à ce qu'elle ne m'avait pas dit. Je me suis dit que je devais savoir le plus rapidement possible ce qui se passait, ce qu'elle voulait réellement me dire. Je décidai donc de lui écrire. Elle me répondit qu'elle ne pouvait m'en dire plus, mais je persistais à vouloir savoir exactement ce qu'elle savait. Cela dura plusieurs jours.

Quelques jours plus tard, je sus enfin de quoi il en était. En me dirigeant vers la bibliothèque, je suis tombée sur Émilie qui en revenait. Je le questionnai encore une fois sur ce qu'elle voulait exactement me dire au sujet de la troisième tâche. Je fus très étonnée lorsqu'elle cracha enfin le morceau. Elle me dit qu'Harry ne devait absolument pas toucher au trophée qui était supposé proclamer le vainqueur de la troisième tâche. Elle me proposa qu'il se porte malade pour éviter tout danger ou encore qu'il fasse croire qu'il ait été blessé. Elle ne voulut cependant pas me dire pourquoi il ne devait pas arriver premier. Son attitude était vraiment étrange. Est-ce que je devais lui faire confiance? Après tout, c'était une Malefoy? Je décidai de ne pas y porter attention et de continuer à préparer Harry à ce qu'il devrait affronter. J'avais quand même un doute. Elle continua d'insister jusqu'à ce que nous soyons arrêtées par le professeur Maugrey qui nous dit de retourner à nos salles communes. Je ne pus donc pas aller à la bibliothèque ce jour-là pour terminer mon devoir de métamorphose et je retournai sagement à ma salle commune, bredouille.

Quelques jours plus tard, j'appris que le hibou d'Émilie avait été attaqué et elle me dit que la lettre qu'il portait m'était adressée. Elle avait voulu encore une fois me prévenir du danger, mais quelqu'un avait intercepté la lettre. C'était vraiment bizarre! Quelqu'un voulait éviter qu'Émilie ne me prévienne. J'appris aussi que le professeur Rogue, ayant peur pour la sécurité de sa filleule, exigea qu'elle ait une sorte de brigade de protection. Émilie sembla avoir des doutes quant à cette attaque, mais moi, je continuai de penser que c'était peut-être un coup monté par son cher jumeau!

Le jour même, j'allais être encore une fois témoin d'un événement qui allait me faire reprendre un peu la raison. Nous étions en train de manger à la Grande Salle. Je jetai un coup d'oeil à Émilie pour voir si sa « brigade » était maintenant de service. C'est alors que je la vis glisser de son banc et que j'aperçus Drago, Marcus, Crabbe et Goyle se précipiter pour la secourir. Puis, ce fut le professeur Rogue qui se précipita vers elle, suivi de près par les professeurs McGonagall et Dumbledore. Ce fut alors le silence total dans la Grande Salle et tout le monde regarda en direction de la table des Serpentard. Le professeur Rogue fit apparaître un brancard pour la porter jusqu'à l'infirmerie. Je me levai pour le suivre. J'étais très inquiète. Pourtant, le professeur Rogue m'ordonna de rester là. Mais que ce passait-il? Je retournai m'asseoir pour en parler avec mon jumeau et mes amis. J'étais complètement bouleversée. Je leur fis part de ce qu'elle m'avait dit et de ce qui était arrivé à son hibou. Nous étions tous dans le doute. Les Malefoy aimaient parfois nous monter des scènes, mais là, ce n'était pas normal. Le professeur Rogue avait perdu son attitude condescendante envers nous et paraissait vraiment préoccupé. Je ne comprenais pourtant toujours pas le lien avec le tournois des Trois Sorciers. Je passai donc les jours qui suivirent à rendre visite à Émilie à l'infirmerie. Dumbledore donna aussi des instructions pour que la sécurité d'Émilie soit renforcée jusqu'à ce qu'on en sache plus. Elle se remit complètement après une semaine. Apparemment, elle avait été empoisonnée. La seule chose heureuse qui est sortie de tout cela est que la tension entre Émilie et moi avait diminué.

Un après-midi, Émilie vint me rendre visite avec Drago et Goyle pour que nous tentions de trouver le coupable de son agression. Nous nous sommes mis d'accord sur le fait que ce ne devait pas être un étudiant qui avait fait cela. Pourtant, ce ne pouvait pas non plus être un enseignant. Sauf! peut-être! Maugrey. Il était vraiment étrange celui-là. Mais pourquoi aurait-il voulu empoisonner Émilie? Ce ne devait pas être lui, mais qui ? Cela allait prendre encore quelques jours avant qu'on découvre enfin le coupable.

Les jours passèrent et je reçus la visite d'Olivier qui avait été très inquiété par ma dernière lettre. Une fois qu'il eut compris que je n'avais rien et que j'étais en sécurité, il repartit. Pourtant, il avait raison de s'inquiéter parce qu'il m'arriva quelque chose de bizarre à moi aussi dans la nuit qui suivit le départ d'Olivier. Je venais tout juste de terminer de vérifier le devoir de botanique de Harry et je m'apprêtais à me coucher lorsque les lumières s'éteignirent toutes en même temps. Ce fut alors la panique. Hermione et Isabelle me demandèrent ce qui se passait lorsque nous vîmes une ombre passer. Je cherchai ma baguette et je criai aux filles d'en faire de même lorsque McGonagall, Harry et Ron arrivèrent. Harry avait ressenti ma peur et était aller prévenir le professeur McGonagall puisqu'il ne pouvait entrer dans notre dortoir. La lumière revint et nous racontâmes au professeur ce qui venait de se passer. Harry remarqua alors qu'il y avait une note sur mon lit à côté de moi. Elle disait: «Évite les Serpentard, ce n'est pas bon pour ton avenir et l'avenir de ton frère.» McGonagall me l'enleva des mains et la lut à haute voix. Elle trouvait cela très étrange. Elle nous permit d'aller dans la salle commune pour reprendre nos esprits. De toute façon, je savais que je ne dormirais pas cette nuit-là. Plusieurs questions me vinrent à l'esprit. Qui créait tout cet émoi? Était-ce la même personne qui avait tenté d'empoisonner Émilie? Pourquoi ce message? Dumbledore donna l'ordre que je sois moi aussi sous haute protection. En plus, il était arrivé le même phénomène à Émilie. Son message disait: «Évite les Gryffondor si tu ne veux pas avoir d'ennuis!». Je commençais à avoir peur. J'avais envie d'écrire à Olivier pour lui parler de tout ça, mais en même temps, je ne voulais pas l'inquiéter. J'ai donc décidé de parler de ma peur à Harry et à nos amis. Tous étaient d'avis qu'Harry devait quand même participer à la troisième tâche, mais que de mon côté, je devais éviter le plus possible Émilie. À ce moment, je mis toute mon énergie à aider Harry à se préparer pour la troisième tâche.

Nous nous entraînâmes donc tous ensemble à exercer différents sortilèges qui pourraient être utiles à Harry. Entre deux entraînements, j'essayais quand même de réviser un peu pour nos examens qui auraient lieu le jour de la troisième tâche. Nous avions décidé d'utiliser des classes vides pour nous entraîner. Un jour, McGonagall décida de nous prêter le local de métamorphose tous les jours à l'heure du déjeuner. C'est donc dans la joie que nous aidions Harry à se préparer. Le lendemain, quelque chose à l'extérieur attira le regard de Harry. Je le rejoignis aussitôt à la fenêtre. Émilie, Drago, Crabbe et Goyle étaient rassemblé sous un arbre. Drago semblait parler à ses mains. Mais pourquoi parler à des mains? Je n'y comprenais rien! Drago était devenu fou ou quoi? J'écrivis donc immédiatement une lettre à Émilie pour savoir de quoi il s'agissait. Elle me répondit qu'elle ne faisait que regarder et qu'elle n'était pas impliquée dans tout cela. Elle décida quand même de me révéler que Harry aurait une bien mauvaise surprise, mais qu'elle ne pouvait m'en dire plus. Bon, qu'avait-il encore inventé celui-là?

Je le sus quelques jours plus tard, le jour de la troisième tâche. Nous étions à la table des Gryffondor pour déjeuner lorsque je reçus mon exemplaire de la Gazette du Sorcier. Aussitôt, j'entendis Drago appeler Harry. Je terminai ma lecture et je ressentis une vive colère. L'article de Rita Skeeter racontait des choses horribles à propos d'Harry. Elle parlait de sa cicatrice, de ses visions et plus encore! Je jetai un regard enflammé à Émilie pour qu'elle comprenne une fois pour toute que je refusais d'être amie avec quelqu'un qui avait un frère aussi imbécile. Son attitude me calma un peu. Elle semblait me dire: je t'avais prévenue. En tout cas, au même moment, je vis Hermione partir précipitamment de la Grande Salle. Je demandai à Harry ce qui ce passait et il me dit qu'il n'en savait rien, mais que ça avait rapport avec l'article de Rita Skeeter. J'aurais voulu en savoir plus, mais les examens allaient bientôt commencer. Heureusement, Harry, lui, en était dispensé puisqu'il devait se concentrer sur la troisième tâche. Ron, Isabelle et moi, nous nous dirigeâmes vers la salle d'examen au moment où le professeur McGonagall vint chercher Harry.

L'examen d'histoire de la magie se déroula assez bien. Lorsque nous eûmes terminés, c'était l'heure d'aller manger à la Grande Salle. En arrivant, je vis M. et Mrs. Weasley, ainsi que Bill, le frère de Ron, qui étaient assis avec Harry. Et j'avais moi aussi une surprise; Olivier était là. Il avait eu l'autorisation de venir assister à la troisième tâche avec moi. Ginny m'expliqua alors que sa famille était venue remplacer la nôtre pour encourager Harry. J'étais très heureuse qu'ils aient penser à ça. En après-midi, j'en ai profité pour passer un peu de temps avec Olivier, comme nous n'avions pas d'examen. Cela me rassurait un peu d'être avec lui. J'ai même décidé de lui parler de l'histoire des messages qu'Émilie et moi avions reçus. Tout comme je l'avais prévu, Olivier se montra très inquiet, mais surtout fâché que je ne lui aie pas dit avant. Je lui ai alors expliqué que je ne voulais pas l'inquiéter et que de toute façon, Dumbledore assurait ma sécurité. Il s'est donc calmé un peu. Le reste de l'après-midi fut plutôt agréable. J'essayais toujours de ne pas penser à ce que Harry aurait à affronter à la troisième tâche. J'aurais bien aimé être encore une fois endormie. Je ne savais pas à ce moment-là que j'allais devoir affronter quelque chose de bien pire.

Le soir venu, il y eut un grand banquet à la Grande Salle en l'honneur des champions. Je m'efforçais de convaincre Harry de manger quelque chose, mais je n'avais pas très faim moi non plus. Je restais là, silencieuse, et je me retenais pour ne pas prodiguer encore une multitude de conseils à Harry. Puis, Dumbledore annonça que nous devions quitter pour le stade de quidditch où aurait lieu la troisième tâche. Les champions devaient aller se préparer. Je pris Harry dans mes bras. Voici ce qu'il me dit alors:

« Ne t'inquiète pas! Je suis prêt. Avec tout ce que j'ai déjà affronté à Poudlard et avec la préparation que vous m'avez fait subir, tout ira bien! »

-J'ai quand même peur. Je pense encore à ce qu'Émilie m'a dit. Je ne veux pas te perdre, lui dis-je.

-Ne t'en fait pas. Émilie t'a dit cela seulement pour se rendre intéressante. Tout ira bien. Profite du spectacle avec ton Olivier, me répondit-il.

-À plus tard, lui dis-je. Reviens-moi avec tous tes morceaux.

C'est ainsi que nous nous sommes quittés. Ce que je ne savais pas encore, c'est que moi aussi, j'allais courir un grand danger.

Nous sortîmes donc de la Grande Salle pour nous diriger vers le terrain de quidditch. J'avais hâte de voir ce à quoi Harry devrait se mesurer. Nous étions à peine sortis du château lorsque le professeur Maugrey vint me parler. Il voulait me montrer où il allait placer le trophée qui allait appartenir au champion du tournoi pour me faire voir qu'Harry ne courait aucun danger important. Je promis donc à Olivier et à mes amis de faire vite, que j'allais les rejoindre au stade.

Avec Maugrey, nous nous rendîmes avec des balais au centre d'un grand labyrinthe. C'était ça la troisième tâche, Harry devrait traverser le labyrinthe jusqu'au trophée. Maugrey m'expliqua que le trophée était un portoloin qui mènerait le gagnant à son prix. Il installa le trophée, puis il me demanda de tenir quelque chose qu'il aurait besoin plus tard. Il prononça quelques incantations pour activer le portoloin. C'est alors que je ressentis quelque chose de bizarre. J'étais aspirée. Maugrey avait activé le mauvais objet et j'allais me retrouver avec la récompense du gagnant. Je sentis le sol sous mes pieds. Dès que tout devint plus clair, j'observai autour de moi. Je me disais qu'après avoir vu de quoi il en était, j'allais reprendre le portoloin pour revenir dans le labyrinthe. C'était un endroit vraiment étrange, me dis-je, pour donner un prix à un gagnant. Ça ressemblait à un cimetière. Je me penchai pour ramasser le portoloin, mais j'entendis quelqu'un approcher. Je me disais que ça devait être Maugrey qui s'était rendu compte de son erreur. Je n'eus pas le temps de voir qui était-ce puisqu'un sort me fut jeté et je sombrai dans un sommeil profond.

Un peu plus tard, je me réveillai. J'étais complètement désorientée. Je me souvins alors de ce qui s'était passé et je me dis que je devais reprendre le portoloin. Par contre, je n'arrivais pas à bouger. Je me rendis compte que j'étais attachée à ce qui me semblait être une épitaphe dans le cimetière. Il n'y avait personne à l'horizon. Que m'arrivait-il? J'essayais de prendre ma baguette, mais en vain. Je me pouvais pas bouger. J'essayai de prendre contact par télépathie avec Harry ou encore Olivier, mais je ne sentis aucun contact. Il est vrai que je ne maîtrisais pas encore tout à faire ce phénomène. J'observai alors autour de moi. J'étais seule. Qui pouvait bien être cette personne qui m'avait jetée un sort et attachée ici? Maugrey m'avait-il envoyé ici volontairement? C'était impossible, un ancien Auror! Devant moi, il y avait un grand chaudron, mais apparemment, rien dedans. Je commençais à avoir sérieusement peur. Qu'allait-il m'arriver? Si seulement je n'avais pas suivi Maugrey, je serais avec Olivier, en sécurité. Il fallait que je réfléchisse. Je devais trouver un moyen de prendre ma baguette pour me détacher pour ensuite rejoindre le portoloin, en espérant que la personne qui m'avait jetée le sort ne l'ait pas caché.

Ça faisait déjà plusieurs minutes que j'étais réveillée, mais je n'avais toujours pas trouvé de solution. Tout à coup, il y eut un éclat de lumière et j'entendis des voix derrière moi. C'était Harry! Il parlait avec quelqu'un. Je l'appelai. Il me trouva rapidement. Il me dit:

« Que fais-tu là? »

-C'est un piège!, lui dis-je. Le trophée est un portoloin. Détache-moi et repartons vite d'ici.

-Mais!

Cédric Diggory apparut devant moi et je n'eus pas le temps d'en savoir plus puisque quelqu'un approchait. Harry ne put terminer sa phrase étant donné que sa cicatrice se mit à lui faire horriblement mal et la mienne aussi. Harry dit à Cédric de reprendre le trophée pour se sauver, mais celui-ci n'eut pas le temps de faire quoi que ce soit. Quelqu'un donna l'ordre de le tuer et nous entendîmes «Avada Kedavra». Cédric était mort. Je le voyais reposer sans vie devant moi. Je vis alors l'étranger prendre Harry et l'attacher à côté de moi. Harry le reconnut et me dit que c'était Queudver. Pourquoi s'en prendre à nous? Si nos cicatrices nous avaient fait si mal, c'était que Voldemort n'était pas loin. Je me disais que c'était sûrement lui qui avait donné l'ordre de tuer Cédric. Pourtant, Voldemort n'était pas en vie. En baissant les yeux, je vis une robe de sorcier qui était roulée en boule. Harry me chuchota qu'il croyait que c'était Voldemort qui était là-dedans. Il me fit remarquer que ça bougeait. Je me mis à avoir très peur et je ne voulais surtout pas voir s'il avait raison.

Nous entendîmes alors un petit «Crac!» Je baissai les yeux pour apercevoir un serpent affreux qui était sous nos pieds. Puis, Queudver revint et remplis le chaudron que j'avais vu plus tôt d'eau. Il alluma aussi le feu sous le chaudron. Soudain, la petite boule par terre sous la robe s'agita et on entendit quelqu'un dire: « Dépêche-toi! ». Queudver dit que c'était prêt et la voix lui dit: « Maintenant ». Queudver prit la chose par terre et la découvrit. C'était affreux. Aussi petit qu'un enfant, mais semblable à une créature d'un cauchemar. Queudver déposa alors l'étrange créature dans le chaudron. Il se mit aussi à dire une espèce d'incantation. Nous vîmes alors un ossement sortir de la tombe sur laquelle nous étions pour aller se déposer dans le chaudron. C'était réellement effrayant. Queudver sortit un poignard et éleva son bras. Harry comprit ce qui allait se passer et me dit de fermer les yeux. Nous entendîmes alors un hurlement et quelque chose qui tomba dans le chaudron. Lorsque j'ouvris les yeux, je vis Queudver s'avancer vers nous toujours en disant les incantations. Il déchira d'abord la manche de Harry, puis lui fit une entaille sur le bras. Il alla ensuite déposer des gouttes de sang dans le chaudron. Harry avait très mal, mais il s'inquiétait davantage de ce que Queudver allait me faire à moi. Queudver revenait vers nous. Il s'approcha de moi et j'eus droit au même sort que Harry. Cela me fit horriblement mal lorsqu'il passa sa lame sur mon bras et je ne pus m'empêcher de lâcher un terrible cri de souffrance. Puis, Queudver, sans sourciller, retourna au chaudron pour y verser mon sang. Le liquide contenu dans le chaudron devint alors blanc. Harry me dit qu'il souhaitait que la chose se soit noyée. Je pensais la même chose, mais j'en doutais.

Soudain, il y eut un jet de vapeur qui sortit du chaudron et qui nous cacha la vue. Lorsque le brouillard commença à se dissiper, je sentis une grande frayeur. Je ne savais pas trop si c'était ma peur ou celle de Harry, mais ce que je vis me glaça le sang. Nous pouvions maintenant apercevoir la silhouette d'un homme. L'homme sortit du chaudron et nous regarda. Nous le reconnûmes aussitôt. Nous venions d'assister à la renaissance de Voldemort. Le pire de nos cauchemars venait de se réaliser.

Je pensais que j'allais perdre connaissance, mais il ne se passa rien. J'avais plus de courage que je ne le pensais. Nous vîmes alors Voldemort sortir sa baguette et appeler ses fidèles, les Mangemorts. Puis, Voldemort nous dit que nous étions sur les restes de son père et il nous raconta pourquoi il avait tué son propre père. Alors, les Mangemort arrivèrent. Voldemort leur parla pendant un long moment, mais je n'écoutais pas vraiment. Je songeais plutôt à un moyen de nous enfuir. Un nom fut prononcé par Voldemort et cela me ramena à leur discussion. Il avait prononcer le nom du père des Malefoy, Lucius. Voldemort semblait le gronder parce qu'il n'était pas venu à son secours. J'eus alors une pensée un peu cruelle. Tant pis pour lui. Voldemort continua de parler un peu, de gronder ses Mangemorts, puis il se tourna vers nous. Lucius demanda alors comment Voldemort avait réussi à revenir à la vie. Voldemort expliqua que c'était grâce à notre sang, puisque c'est à cause de notre mère qu'il avait perdu ses pouvoirs. Il nous toucha alors pour montrer à tous qu'il ne risquait maintenant plus rien de nous. Je ressentis une vive douleur. J'avais l'impression que j'allais mourir sur le champ. Mais non! Dès qu'il nous lâcha, la douleur partit. Puis, il raconta comment il avait survécu et comment Harry et moi avions été dans ses jambes. Il raconta aussi comment son fidèle serviteur à Poudlard s'était arrangé pour nous amener ici. Était-ce Maugrey? Non, c'était un Auror! Ça devait donc être Rogue ou bien Karkaroff. Qui sait? En réfléchissant, je vis Voldemort s'approcher de nous. Il prononça alors le sort Doloris. Il était destiné à Harry. Je ressentais toute la douleur de mon jumeau. C'était épouvantable! La douleur disparût et Queudver nous détacha.

Dès que nous fûmes libres, Harry me poussa en arrière de lui, comme pour me protéger, et il me dit de fuir. Évidemment, je n'allais pas partir sans lui. Je le tirai donc par le bras, mais il avait une jambe blessée à cause de ce qui s'était passé dans le labyrinthe. Il nous faudrait donc user de ruse pour nous sauver. Voldemort proposa un duel entre Harry et lui. Il voulait que j'assiste à la mort de mon frère pour en témoigner. Il ordonna à un Mangemort de me tenir fermement pour que je ne puisse fuir. Voldemort jeta encore une fois à Harry le sortilège Doloris. Harry faiblissait. Lorsque la douleur disparut, Voldemort proposa de lui donner une pause. Un Mangemort l'agrippa donc et ce fut mon tour. Il me jeta aussi le sortilège Doloris. J'avais mal, bien entendu, mais curieusement, c'était moins pire que de ressentir la douleur de mon frère. Je réussis même à rester debout. Voldemort parut surpris que je résiste autant. Cela sembla même le frustrer. Il décida que je devais mourir moi aussi. Il retourna ensuite à Harry en lui demandant s'il voulait qu'il recommence et il lui jeta le sort de l'Imperium pour le forcer à répondre. Harry résista. Puis, pendant que Voldemort disait qu'on devait apprendre l'obéissance avant de mourir, Harry me poussa derrière la pierre tombale sur laquelle nous avions été attachés et il roula sur lui-même pour me rejoindre. Je lui dis:

« Il faut trouver une solution pour retourner au trophée.»

-Il est trop loin et je suis blessé, me répondit-il.

-Nous pourrions faire Accio Trophée?

-Oui, mais que fait-on du corps de Cédric, nous ne pouvons pas le laisser ici?

-Je propose qu'on repasse devant la pierre tombale, près du corps de Cédric et qu'on fasse Accio là.

-Oui, mais nous serons à la merci de Voldemort. Je propose plutôt de l'affronter avec Expelliarmus.

-D'accord, allons-y.

Nous avons eu tout juste le temps de sortir de là avant que Voldemort ne vienne nous rejoindre. Harry dit immédiatement: « Expelliarmus » et, au même moment, Voldemort dit: « Avada Kedavra ». Je m'apprêtais à répliquer, mais il se produisit quelque chose d'inattendu. La baguette de Harry et celle de Voldemort se connectèrent. Il se forma alors comme un dôme au-dessus de leur tête. Comme je touchais Harry pour l'aider à rester debout, j'étais à l'intérieur du dôme avec eux. Une voix s'éleva et elle disait: « Ne brise pas le lien ». Harry s'en doutait déjà, mais je voyais qu'il lui était difficile de le maintenir. Soudain, nous vîmes la tête de Cédric sortir du jet et il dit à Harry de tenir bon. Un autre homme sortit de là. Puis, ce fut une femme qui apparût. Et, encore une femme, mais celle-là, nous la connaissions, c'était notre mère. Quel soulagement! Elle nous dit que notre père arrivait. J'avais l'impression d'être dans un rêve. Puis, il arriva ! notre père. Il dit à Harry que lorsque le lien serait rompu, il pourrait retenir nos ennemis quelques instants le temps que nous retournions au portoloin. Cédric ajouta qu'il voulait que nous ramenions son corps à son père. Notre père lui dit de tout lâcher. C'est ce que fit Harry. Le lien se brisa et je l'ai aidé à se rendre jusqu'au corps de Cédric. Il me dit de tenir un bras de Cédric et que je devais aussi tenir le trophée de l'autre. Il prononça Accio Trophée et je me sentis aspirée.

Brutalement, nous touchâmes le sol. J'avais le tournis. J'étais épuisée et j'avais tellement peur de retourner d'où nous venions que je n'osais pas lâcher ni le trophée, ni Cédric. Quelqu'un me souleva. C'était Dumbledore. Il souleva ensuite Harry. Harry lui dit que Voldemort était revenu. Moi, je ne pouvais pas parler. C'était comme si j'avais perdu la voix. Nous avons eu beaucoup de difficulté à lâcher Cédric, mais Dumbledore nous dit que nous ne pouvions plus l'aider maintenant. J'entendis alors des hurlements. La foule s'aperçut que Cédric était mort et je me rendis compte que nous étions revenus au stade de quidditch. Fudge était là aussi. Il dit à Dumbledore que nous devrions être amenés à l'infirmerie et que lui devait aller parler aux parents de Cédric. Quelqu'un proposa de s'occuper de nous, mais Dumbledore nous dit de rester là. Quelqu'un nous agrippa, mais Harry dit que Dumbledore nous avait dit de ne pas bouger. Il nous traîna donc de force. Je n'avais pas l'énergie de lutter et j'étais tellement épuisée que je n'y voyais rien. Il me fallut un moment pour m'apercevoir que c'était Maugrey qui nous traînait. Rendus au château, il nous assis brusquement et il nous mit une tasse de thé dans les mains. Il ne cessait de questionner Harry sur ce qui venait de se passer. Plus il parlait et plus je trouvais qu'il posait de drôles de questions. Je devinai alors que c'était lui le fidèle de Voldemort, comme je m'en doutais depuis un moment. Il nous l'avoua même. Il nous expliqua comment il avait procéder pour nous mener à Voldemort. Comme j'avais été idiote de le suivre! Il voulait maintenant nous tuer. Harry et moi nous nous levâmes au même moment et Harry me poussa derrière lui puis il sortit sa baguette. À l'instant même où Maugrey allait prononcer le sortilège de la mort, la porte vola et on entendit: « Stupéfix ». Dumbledore, McGonagall et Rogue se tenaient dans la porte. McGonagall voulait nous amener à l'infirmerie, mais Dumbledore voulait que nous restions. Dumbledore avait compris que celui que nous croyions être Maugrey ne l'était pas au moment où il nous avait éloigné le lui. Dumbledore demanda à Rogue d'aller chercher du Véritasérum et nous retrouvâmes le véritable Maugrey qui était tenu captif par l'intrus. Dumbledore s'occupa de Maugrey en nous expliquant que l'imposteur avait préparé du Polynectar. L'imposteur se transforma alors sous nos yeux. C'était Barty Croupton Jr. J'étais tellement épuisée que je perdis le reste de la conversation.

Dumbledore nous demanda plus tard de le suivre jusque dans son bureau où Sirius et Lupin nous attendaient. Une fois arrivés, Dumbledore leur raconta ce qui c'était passé. Quand il eut terminé, il voulait poser des questions à Harry puisque je n'étais pas capable de parler. La seule chose que je dis est que c'était le faux Maugrey qui m'avait amené dans le labyrinthe et qu'il m'avait envoyé dans le cimetière. Harry raconta tout le reste. Lorsqu'arriva le moment de parler de la connexion entre les deux baguettes, Dumbledore spécifia qu'il était impossible de ramener les morts à la vie et donc que même si nous avions vu nos parents, ils ne reviendraient jamais à la vie. Une fois le récit de Harry terminé, Dumbledore nous amena à l'infirmerie. En arrivant à l'infirmerie, nous entendîmes plusieurs voix derrière la porte. Une fois entrée, je vis Ron, Hermione, Isabelle et Olivier qui bombardait Mme Pomfresh de questions. Les Weasley étaient là eux aussi. Dès qu'il me vit, Olivier se précipita sur moi et il me prit dans ses bras, me souleva de terre et me coucha dans un lit. Dumbledore précisa que personne ne devait nous poser de questions, qu'ils devaient tous nous laisser tranquilles, mais qu'ils pouvaient rester avec nous. De toute façon, je doute qu'Olivier ait accepté de me quitter. Mme Pomfesh nous donna une potion pour nous permettre de dormir dans un sommeil sans rêve et juste avant de m'endormir, Olivier m'embrassa doucement en me disant qu'il m'aimait. Je m'endormis rapidement.

Quelques temps plus tard, c'est la fureur de Harry et les cris dans l'infirmerie qui me réveillèrent. Olivier me dit doucement de me rendormir et de ne pas m'inquiéter de tout cela, mais il fallait que je sache ce qui avait mis Harry si en colère et pourquoi tout le monde criait. Fudge était là et il semblait nier que Voldemort soit de retour. Il ne croyait pas Harry. Je pris mon courage à deux mains pour lui dire que moi aussi je l'avais vu revenir et que mon frère n'était pas fou. Tout le monde se retournèrent vers moi, surpris de m'entendre parler. Mais Fudge n'y croyait toujours pas. Rogue nous a même tous surpris en lui montrant la marque des ténèbres qu'il avait sur le bras, mais il ne voulait toujours rien entendre et il partit après avoir remis le prix du Tournoi à Harry. Dumbledore prit alors les commandes pour rassembler tous ceux qui étaient prêts à le croire. Une fois que tous se furent calmés, Olivier me donna encore de la potion à boire et je me rendormis aussitôt.

Le lendemain, en me réveillant, je vis Harry qui discutait avec les parents de Cédric. Apparemment, ils ne lui en voulaient pas. Ils vinrent même me remercier d'avoir aider Harry à ramener le corps de Cédric. Plus tard, nous retournâmes à notre salle commune où Ron, Hermione et Isabelle nous racontèrent ce que Dumbledore avait dit aux élèves. Ensuite, les cours recommencèrent. Dumbledore autorisa Olivier à rester avec moi, mais il ne devait pas me suivre dans les cours. J'allais à mes cours, mais je restais toujours près de Harry et de Olivier. J'étais souvent perdue dans mes pensées. Je revoyais sans cesse ce qui s'était passé.

Lors de notre dernier jour à Poudlard, je fis mes bagages rapidement. Je n'avais pas du tout envi de retourner chez les Dursley, mais j'avais hâte de quitter Poudlard. J'avais l'impression que je m'en remettrais seulement lorsque je serais loin pour quelque temps. Le plus difficile serait de quitter Olivier. Mais il restait toujours le banquet de fin d'année auquel il fallait assister. Je n'avais pas vraiment envi d'y aller, mais je suivis mon frère et mes amis. En entrant dans la Grande Salle, je remarquai tout de suite qu'il n'y avait pas les couleurs habituelles des gagnants de la Coupe des Quatre maisons. Il y avait seulement des bandes noires au-dessus de la table des professeurs, sûrement pour rendre hommage à Cédric. Plus tard, Dumbledore prononça un discours hommage à Cédric. Je restais là sans sourciller à écouter Dumbledore, mais je revoyais sans cesse le corps inerte de Cédric à mes pieds dans le cimetière. Une larme coulait sur la joue. Olivier, qui me tenait fermement la main, essuya cette larme et déposa un baiser sur ma joue. J'écoutai alors la suite du discours où Dumbledore annonça le retour de Voldemort et ils nous rendis hommage aussi pour notre courage. Tous se levèrent et levèrent leur verre en notre honneur, sauf, bien entendu, les Serpentard. Je savais bien que Drago aurait cette attitude, mais j'étais un peu déçue d'Émilie.

Nous retournâmes ensuite chercher nos bagages pour le grand départ. Olivier avait eu l'autorisation de venir en train avec nous, mais il ne pourrait pas venir à Privet Drive avec moi. Nous dîmes au revoir à nos amis des autres écoles avant de partir pour prendre le train. Heureusement, nous avons réussi à trouver un compartiment libre. Une fois installée, Hermione nous raconta comment elle avait découvert que Rita Skeeter était un animagus et comment elle l'avait capturée. Rita Skeeter était un scarabée. C'est pour ça que Drago parlait à ses mains! Au moment où je dis ça, la porte du compartiment s'ouvrit. C'était justement Drago et sa petite bande qui venait se moquer de nous. Il a été vraiment méchant en disant que nous serions les prochains à mourir puisque le premier avait été Cédric. Il y eut ensuite tout un feu d'artifice de sortilèges qui allaient de tout bord tout côté. Drago, Émilie et leurs amis étaient tous étendus par terre. Je me rendis près d'Émilie pour lui redonner vie. Harry semblait furieux contre moi, mais je lui dis qu'elle n'avait rien fait de mal et qu'elle avait même tenter en vain de nous prévenir pour la troisième tâche. Harry se calma un peu. Émilie nous dit qu'elle ne trouvait pas ça drôle, même si elle n'approuvait pas les paroles de son frère. Elle le traîna hors du compartiment en me souhaitant bonnes vacances et je fis de même.

Une fois qu'ils furent sortis, nous avons ri un bon coup quand Fred et Georges nous ont raconté ce qui était arrivé à Ludo Verpey. La fin du voyage fut très agréable et me changea vraiment les idées. Harry donna même son prix aux jumeaux Weasley pour leur boutique de farces et attrapes. En sortant du train, je vis l'oncle Vernon qui nous attendait. Je n'étais pas très heureuse de le voir et il semblait furieux. Nous avons donc dit au revoir à Hermione, Isabelle et Ron. Bien entendu, je m'attardai plus longtemps avec Olivier en lui faisant promettre de m'écrire à tous les jours et je lui dis que de mon côté, j'essayerais de trouver une façon pour qu'il vienne me voir. Je l'embrassai vigoureusement et il me serra dans ses bras. En m'approchant de l'oncle Vernon, je vis celui-ci rouge de colère. Il me dit que je n'avais pas à me montrer aussi familière avec un être de mon espèce. Je lui répondis que je l'aimais et que rien au monde ne me ferait changer d'idée. L'été s'annonçait quand même bien.

Vers année 3

Vers année 5

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